Franck Matagrin

Résumé

Franck Matagrin Vernou et le château d'Argeville (1905)

Voilà comment disparurent du domaine ecclésiastique au profit des habitants de la commune de Vernou, ces grands territoires que le Chapitre de Notre-Dame de Paris y avait si longtemps possédés, qu'il avait si intelligemment transformés et administrés, et, qui, après avoir fait vivre une foule de tenanciers, après avoir, sous les rois, puissamment aidé le Trésor dans les moments difficiles, devenaient à la suite de la plus brutale des confiscations (il faut le reconnaître) , une source de richesse pour les petits particuliers.
Source : Gallica

Franck Matagrin Vernou et le château d'Argeville (1905)

Philippe-Auguste fait savoir que le Chapitre a donné à Eudes, « le cuisinier », 120 arpents de sa forêt de Machault, à 22 pieds par perche, à défricher et réduire en terres labourables, à charge de payer 2 deniers de cens par arpent avec la dîme et le champart. » Ces défrichements, comme nous le voyons d'après ce qui précède, n'étaient pas toujours confiés à des serfs; ils servaient aussi parfois à éteindre des droits d'usage, moyennant cens en retour, sur les terrains défrichés, comme cela eut lieu en 1218, pour les habitants de Moret, qui avaient un droit d'usage dans les forêts de Vernou.
Source : Gallica

Franck Matagrin Vernou et le château d'Argeville (1905)

Un bail à vie, fait par l'évêque et le Chapitre de 6 menses et 19 arpents, sis à Celles, est le seul document où ce lieu de Celles soit qualifié du nom seigneurial de poleslas. Tous les autres actes font envisager Vernou comme le siège principal de toutes les possessions du Chapitre de ce côté. Du reste, quand, en vertu du diplôme de Charles-le-Chauve, de 851, le Chapitre commença à établir des chanoines prévôts pour régir les
différentes seigneuries, il n'établit de prévôt qu'à Vernou, prévôt sous la juridiction duquel il rangea Celles et ses dépendances.
Source : Gallica

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