Frantz Jourdain

Frantz Jourdain

Résumé

Portrait de Frantz Jourdain Frantz Jourdain Les Décorés

En tout cas, si l’on regrette la présence réelle de Bonnetain, de ce généreux, de ce dévoué, toujours prêt à défendre ceux qu’il aime, la plume ou l’épée à la main, de cet emballé qui pousse le culte de l’amitié jusqu’à se passionner pour la musique et la peinture, — auxquelles il est à peu près fermé — dès qu’il s’agit de musiciens et de peintres amis, on s’en console en lisant les pages exquises rapportées de là-bas, pages imprégnées d’un exotisme troublant, d’un parfum grisant, d’un charme étrange, d’un talent viril, qui placent l’écrivain à part, dans l’état-major des lettres.
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Maintenant qu’elle est enfin venue, la gloire administrative, Renoir est-il heureux ? Mon Dieu, oui... et non. Le bonheur parfait n’existe pas sur terre ; à présent, ce sont ses cheveux gris qui le chagrinent. Oh ! il ne regrette pas les jours navrants de sa jeunesse, et sa robuste gaîté nargue la vieillesse à l’affût, mais... voilà : comme il n’emploie jamais de modèles de profession, il avait l’habitude d’accoster dans la rue, pour les emmener à son atelier, les ouvrières dont la fraîcheur et le type lui plaisaient.
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SÉVERINE Pas moderne, pas fin-de-siècle pour deux liards ; ignore l’art lucratif de faire des chatouilles dans le cou des puissants avec sa plume, dont le bec de fer — pas plus souple que son épine dorsale — pique comme une épée et cingle autant qu’une cravache ; se refuse, avec une obstination ridicule, à vendre son talent au « plus fort et dernier enchérisseur » ; s’entête à ne jamais se mettre du côté du manche et pousse l’originalité jusqu’à sacrifier sa vie à un tas de pauvres diables incapables de lui rendre le moindre service.
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