Résumé

Julien Guillaume Conséquences fâcheuses du défaut d'hygiène dans les hautes vallées alpestres (1895)

Nous affirmons ce fait, et nos confrères l’ont constaté comme nous : que le médecin, dans les hautes vallées alpestres, n’est sérieusement occupé que pendant le séjour de ses clients à l’écurie; dès que les populations prennent la clef des champs, tous les malaises disparaissent comme par enchantement.
Il est de fait notoire que, chaque année aussi, bon nombre d’habitants paient un tribut à ce défaut d’hygiène et que lorsqu’une épidémie éclate dans ce milieu, elle y fait des ravages inouis.
Source : Gallica

Julien Guillaume Conséquences fâcheuses du défaut d'hygiène dans les hautes vallées alpestres (1895)

Pour ce qui est de la catégorie des nourrissons au sevrage nous avons observé que tantôt l’allaitement au sein est prolongé outre mesure, dix-huit mois, deux ans, tantôt une alimentation impropre est donnée d’une façon précoce aux jeunes enfants. La grande richesse du pays réside, comme nous l’avons vu, dans le lait, le pain et les pommes de terre. Chez les riches comme chez les pauvres ce dernier aliment est d’un usage quotidien, on mange des pommes de terre soit cuites dans la soupe, soit simplement bouillies à l’eau.
Source : Gallica

Julien Guillaume Conséquences fâcheuses du défaut d'hygiène dans les hautes vallées alpestres (1895)

On ne fait pas venir le médecin pour un accouchement, la matrone est là; mais faccouchée, une fois infectée, en pleine septicémie puerpérale, l’accouchée devient une malade, la matrone disparaît et le médecin mandé arrive. Le pauvre praticien doit alors endosser une responsabilité qu’il n’a pas encourue ; il n’a pas le droit de refuser ses soins, il les prodigue, la malade meurt et c’est lui qui est considéré comme l’auteur principal de cette terminaison funeste.
Source : Gallica

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