Auguste de Villiers de L’Isle-Adam,
Derniers Contes
“ Nous dînerons dans la salle basse avec des officiers de marine de mes amis et, sans doute, quelques autres échantillons de la flore féminine de Santander. L’hôte a du Jerez nouveau. Cela se boit, comme de l’eau claire, ce Jerez-des-Chevaliers !... Il faut s’y habituer, par exemple. — Marchons ! ajouta-t-il en enlaçant par la taille la jolie mulâtresse qui se laissa faire en nous regardant. La nuit recevait les derniers adieux d’un vieux soleil magnifique. Les îlots, au ras de l’horizon, semblaient des braises mouvantes. Le vent d’ouest, sur la plage, soufflait une âpre odeur marine. ”
