Henri Guerlin, Aux pays de la prière (1903)
“ Llobregat déroule une orbe lumineuse comme un collier d'argent ; jusqu'à l'horizon s'étendent, telles qu'une mer soudainement pétrifiée, les vagues démesurées des montagnes. Des villages tout blancs s'éparpillent au creux des vallées ou au flanc des rochers fauves pleins de lumière, où des nuages légers font traîner çà et là des ombres violettes semblables aux taches qui s'élargissent sur l'or d'une orange trop mûre. Et nous éprouvons à notre tour le désir intense d'aller offrir nos hommages à Celle qui est véritablement la reine de cette contrée. Nous nous dirigeons vers le sanctuaire. ”
