Nikolaï Mikhaïlovitch Romanov, Le tsar Alexandre Ier (1931)
“ Aux heures de crise, d'angoisse et de danger national, comme celles que traversait la Russie aux approches de la guerre avec Napoléon, il faut une victime expiatoire aux masses surexcitées. Le destin de l'infortuné Michel Speransky fut d'être cette victime ! Il ne lui était, certes, jamais venu même en tête l'idée de trahir la Russie ou son souverain ; il avait été simplement imprudent, trop sûr de lui-même, trop isolé, trop indépendant et pas assez réservé en paroles. Il lui était arrivé de critiquer l'Empereur, ses ordres ou son manque d'action en certains cas ”
