Contremur

Définition et enjeux

Albert André Coutumes de Normandie, lois françaises… (1905)

Contre mur mitoyen, aucun ne peut faire chambres aisées ou citernes, sinon en faisant bâtir contremur de trois pieds d'épais en bas, et au dessous du rez de terre, à pierre, chaux et sable, tout à l'entour de la fosse destinée aux dites chambres, ou citernes.
614. Qui veut faire forge, four ou fourneau contre le mur mitoyen, doit laisser demi-pied de vide d'intervalle entre deux du mur, du four ou forge ; et doit être ledit mur d'un pied d'épaisseur, et sera le dit mur de pierre, brique ou moellon.
Source : Gallica

L.-G. Sauger Du Louage et des servitudes dans leurs rapports avec les usages locaux… (1860)

Pour les étables, les écuries, les bergeries, il faut aussi faire un contre-mur de vingt-cinq centimètres d'épaisseur. Ce contre-mur doit s'élever jusqu'à la mangeoire, parce qu'on est dans l'usage de relever le fumier dans la mangeoire. (Coutume de Paris.) Les fondations du contre-mur doivent être assez profondes pour empêcher les eaux et les urines de pénétrer jusqu'à la fondation du mur.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Conrad Joseph Conrad Le Nègre du Narcisse

Les grosses bouées, à la pointe des bancs de vase, glissaient à ras de flot contre ses flancs et, retombées dans son sillage, tourmentaient leurs chaînes comme des dogues furieux. L’estuaire se fit plus étroit de part et d’autre. La terre se rapprocha du navire. Il remonta le fleuve sans plus dévier de sa route. Sur les pentes riveraines, les maisons apparues par groupes dégringolaient à la course, eût-on dit, les déclivités de terrain pour le voir passer et, arrêtées par la grève de vase, s’attroupaient sur les berges.
Source : Wikisource

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