Donation entre-vivants

Définition et enjeux

Camille Godelle,  Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1856)

“ Tout dépendait du moment où mourait le donateur; s'il mourait chez l'ennemi après son retour, mais avant son conjoint, sa mort confirmait la donation, s'il était donateur, et la rendait caduque, s'il était donataire.
Les mêmes principes recevaient leur application quand les deux époux étaient ensemble faits prisonniers : s'ils mouraient avant d'avoir
recouvré leur liberté, l'on maintenait les libéralités qu'ils s'étaient consenties, comme si leur décès datait du jour de leur captivité.
”
Source : Gallica

Gaston May,  Éléments de droit romain, à l'usage des étudiants des Facultés de droit… (1901)

“ Les deux seuls modes de faire une libéralité étaient la donation entre-vifs ou le legs. Or, la donation dépouille actuellement et irrévocablement le donateur. Elle a un autre inconvénient. Elle fait entrer immédiatement les choses données dans le patrimoine du donataire, en sorte que s'il meurt avant le donateur, elles passent à ses héritiers. Or, vis-à-vis de ces personnes, le donateur n'avait pas peut-être les mêmes raisons de se montrer généreux. Le legs n'a aucun de ces désavantages. Il ne produit son effet qu'au décès et par suite, ne dépouille pas actuellement le disposant. ”
Source : Gallica

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