Teinture de tournesol

Définition et enjeux

Auteur : Albert Dastre Revue des Deux Mondes

On les caractérisait mieux encore, par le rougissement qu’ils provoquent (comme le vinaigre) dans une teinture végétale de couleur bleue, la teinture de tournesol. Les bases ramènent au bleu la teinture de tournesol rougie : les sels sont neutres par rapport à cette liqueur, ils sont sans action sur la teinte bleue ou rouge de celle-ci. Le tournesol n’est plus, aujourd’hui, l’unique pierre de touche des acides et des bases.
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Antoine Quémizet Nouveaux principes tittoresques établis par Antoine Quemizet teinturier pour le Roy aux Gobelins

Le principe constitutif de la teinture du tournesol, est une terre ocrassée unie à une eau acidulée et avec le phlogistique la partie saline exalte cette terre en une couleur rouge, mais cette couleur est obscurcie par le moyen du phlogistique : c’est pourquoy cette teinture nous paroit de couleur violette, mais cette couleur disparoît lorsqu’on introduit sur cette extraction quelques gouttes d’eau forte.
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Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Le tournesol se dissout fort aisément dans l’eau froide, il donne une teinture bleue fort chargée, qui est de faux teint, & que les teinturiers n’appliquent que sur des toiles de fil ou de coton.
Les peintres s’en servent quelquefois pour colorer le papier & le crayonner. On l’emploie aussi à la détrempe & sans gomme, parce que cette couleur est fine & n’a pas de corps. On en peint quelquefois les murailles bien blanchies avec la chaux, qui ne sont pas exposées à la pluie. On n’en fait aucun usage avec l’huile, ni dans les fresques.
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