Benedict Gallet de Kulture

Résumé

Benedict Gallet de Kulture Monsieur de Joinville (1851)

M. de Joinville y sentit doublement le poids de l'exil et laissa échapper à plusieurs reprises, dans ses épanchements épistolaires, le dégoût immense et le mal noir qui le dévoraient. "Voilà, écrivait-il, en 1848, voilà le printemps avec sa verdure, ses fleurs, son doux aspect. Hélas! rien ne nous sourit cette année. Famille, patrie, rêves de grandeur et de gloire, tout est brisé. Couché sur les bruyères, je lis énormément pendant que nos femmes travaillent.
Source : Gallica

Benedict Gallet de Kulture Monsieur de Joinville (1851)

M. de Joinville avait couru de grands dangers. Son visage et ses insignes l'avaient désigné comme une cible aux balles arabes. Couché en joue par un cheik, il dut son salut à l'héroïque dévouement d'un officier qui se plaça devant lui, reçut la balle qui lui était destinée et le sauva ainsi d'une maort certaine. Jugeant qu'une promenade dans la ville serait sans utilité, sans péril, sans gloire, mais non peut-être sans licence, M. de Joinville ne permit pas que nos marins y pénétrassent
Source : Gallica

Benedict Gallet de Kulture Monsieur de Joinville (1851)

M. de Joinville n'est rien , moins que rien comme prince. Si un malheur pouvait être un péché, ce serait le sien. Mais il est quelque chose comme soldat, car il s'est honorablement battu pour la France à San-Juan-d' Uloa et à Mogador ; il est quelque chose comme citoyen, car il s'est incliné devant la République, cette immortelle légitimité, et a subi, résigné, l'ostracisme que le Gouvernement provisoire lui envoyait dans une prière.
Source : Gallica

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