C.-J. Gauthier

Résumé

C.-J. Gauthier Usages du canton de Pont-de-Vaux (1864)

Suivant l'usage, le fermier sortant conserve sur les récoltes ensemencées le droit afférent au travail, connu dans le pays sous le nom de droit colonique.
En entrant, il a reçu de son prédécesseur le droit afférent au capital, et c'est la jonction par extrême de ces deux droits qui complète ses années de jouissance.
Le droit colonique n'est autre chose que la part du travail ; c'est par le travail qu'il s'acquiert, c'est au travail qu'il correspond.
Source : Gallica

C.-J. Gauthier Usages du canton de Pont-de-Vaux (1864)

Dans la culture proprement dite, la part du travail est estimée par l'usage à la moitié des fruits ; mais les fourrages naturels et artificiels étant de perception et culture plus faciles, moins coûteuses, on ne peut guère évaluer au delà
du quart le travail qui s'y applique ; et comme les produits fourragers de toutes natures restent au granger, la différence se compense, en faveur du maître, par ce qu'on appelle dans le pays droit de cour.
Le droit -de cour est une somme d'argent que le granger paye annuellement au maître, comme le fermier son prix de ferme.
Source : Gallica

C.-J. Gauthier Usages du canton de Pont-de-Vaux (1864)

L'acception générique renferme toutes les avances mobilières faites à l'exploitation : fumiers, semences, foins, pailles, meubles, applis, instruments aratoires, bestiaux.
L'acception spéciale est celle de la loi, le cheptel de fer de l'article 1821 du Code Napoléon.
Les fumiers, semences, foins et pailles sont les accessoires forcés, essentiels du principal appelé ferme ou exploitation ; ils préexistent au fermier.
Le onze novembre, en effet, les fumiers et semences sont
en terre, le foin est à l'abri, les pailles rangées dans les cours
Source : Gallica

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