Camille Saint-Saëns

Camille Saint-Saëns

Résumé

Portrait de Camille Saint-Saëns Camille Saint-Saëns Au courant de la vie (1914)

En revanche, en arrivant à New-York, le Hudson, ce grand fleuve sillonné de tous côtés par d'énormes bateaux à plusieurs étages, traversé par des ponts gigantesques, m'a paru très beau ; à défaut de la beauté de la forme, c'est la beauté de la force et de la vitalité qui est encore une beauté. La ville est étrange, avec ses maisons qui, parfois, ressemblent à des tours ; certaines de ces maisons géantes n'ont d'intéressant que leur fabuleuse dimension, mais d'autres sont à voir ; il fallait trouver du nouveau pour ces constructions nouvelles, et les Américains ont trouvé.
Source : Gallica

Portrait de Camille Saint-Saëns Camille Saint-Saëns Au courant de la vie (1914)

Et pourtant la voix n'est-elle pas l'instrument vivant, l'instrument divin ? A ceux qui l'auront aimée et servie, non dans ses erreurs, mais dans sa beauté, elle donnera en échange la palme immortelle. Les instruments changent et passent ; la voix reste. On peut chanter encore Palestrina et Roland de Lassus, et notre Jennequin ; il serait impossible de ressusciter la musique instrumentale du seizième siècle, dont les organes, merveilles de lutherie, ne sont plus que de précieux bibelots, relégués dans les collections et les musées.
Source : Gallica

Portrait de Camille Saint-Saëns Camille Saint-Saëns Au courant de la vie (1914)

D'habiles architectes, parmi lesquels brille au premier rang notre correspondant de l'Académie des beaux-arts, M. Whitney Warren, aussi parfait gentleman que grand artiste, rêvent de faire de New-York une ville artistique et ils y arriveront. Ils n'épargnent ni les plus beaux marbres ni les bois les plus précieux. La nuit, quand les fenêtres s'éclairent
à d'invraisemblables hauteurs, quand les feux électriques s'allument de tous côtés, on assiste à un spectacle fantastique et merveilleux.
Source : Gallica

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