Résumé

Des Offices en Algérie et du droit de présentation… (1886)

Et, comme le disait en 1874 un haut fonctionnaire qui a laissé en Algérie une réputation bien méritée d'expérience et de sagesse, l'honorable M. Lapakie: « toutes les considérations que l'on peut faire valoir dans la métropole en aveur de la libre transmission des offices, acquièrent une force nouvelle, un caractère de convenance et d'intérêt de premier ordre lorsqu'il s'agit d'une colonie de fondation récente, d'une organisation qui a besoin de s'affermir, d'une société à peine formée dont les liens ont besoin d'être ressérés, d'une société qui a besoin de se faire une tradition. »
Source : Gallica

Des Offices en Algérie et du droit de présentation… (1886)

S'il s'est produit depuis lors quelque amélioration, quelque changement de main dans la dispensation des grâces, il faut bien reconnaître que le règne de la faveur, en matière d'offices ministériels, existe toujours. C'est ainsi que le mal se perpétue, même sous un régime démocratique, sous le régime de la liberté, parce que tout cela est le résultat d'une règle fatale, inéluctable : la répugnance qu'éprouve le pouvoir à se diminuer.
Source : Gallica

Des Offices en Algérie et du droit de présentation… (1886)

Tous ces avantages considérables et aussi précieux pour le Trésor que pour la colonie, avaient été signalés, dès 1876, à M. Gambetta, par M. Lambert, alors député de l'Algérie. Aussi, M. Gambetta, dont l'esprit éminent ne se laissait point arrêter par des mots dont on peut, à volonté, dénaturer le sens, selon les besoins du moment, avait bien compris que cette vénalité des charges, loin d'être opposée aux principes démocratiques était, au contraire, une arme de liberté en même temps qu'une source de progrès.
Source : Gallica

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