Eugène Gibert

Résumé

Eugène Gibert L'Inde française en 1880 (1881)

C'est là une grosse question que le temps seul pourra résoudre : selon nous, l'indigène n'est pas assimilable, et le meilleur gouvernement pour lui sera celui qui lui laissera ses dieux, ses castes et ses anciennes coutumes ; nous pensons que notre administration n'obtiendra que de très-minces résultats, et cela est si vrai que le dernier numéro du Moniteur officiel des Etablissements français dans l'Inde annonce pompeusement que le premier mariage civil entre indigènes a été enfin célébré à Pondichéry.
Source : Gallica

Eugène Gibert L'Inde française en 1880 (1881)

Celles-ci ne peuvent passer dans l'Inde qu'un temps très limité.
Les Européens se font mieux au climat et résistent plus longtemps, parce qu'ils déploient plus d'activité et prennent plus d'exercice. Pour la population indienne, l'infériorité numérique des Indiennes provient du chiffre moins élevé des naissances féminines et de la précocité des mariages : de là une grande mortalité occasionnée par les avortements provoqués par les sages-femmes du pays.
Chez les mixtes, c'est le contraire : la débilité des parents n'engendre guère que des filles, mais les mixtes sont peu nombreux.
Source : Gallica

Eugène Gibert L'Inde française en 1880 (1881)

Les fruits aqueux sont le melon, la pastèque dont l'emploi n'est pas sans danger et la mangue, le fruit le plus savoureux de l'Inde.
Les légumes d'Europe viennent pour la plupart à Pondichéry, mais il faut chaque année faire venir d'Europe de nouvelles graines, à cause de l'abâtardissement des espèces. Les meilleurs légumes du pays sont le pipangaie au goût musqué et le mouronguier qui rappelle le petit pois.
Source : Gallica

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