Résumé

Portrait de Henri Joly Henri Joly René Bérenger (Henri Joly)

Ce jour-là, M. Bérenger, on peut le dire, fut supérieur à lui-même comme à tous ceux qui l’écoutaient, tant il plana au-dessus des contingences, des partialités et des vraisemblances diverses. De la passion il n’eut que le meilleur, c’est-à-dire cette émotion frémissante qu’éprouve et que veut à tout prix communiquer un homme de cœur devant le péril couru par une cause qui se confondait pour lui avec l’honneur de la justice et avec celui de la patrie.
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Portrait de Henri Joly Henri Joly René Bérenger (Henri Joly)

Le coupable est condamné ; il importe que le fait soit connu de ceux qui ont mission de proportionner les efforts de la défense au nombre et à la gravité des attaques. De là la nécessité évidente d’un casier judiciaire. Mais ce casier peut-il sans inconvénient, sans injustice même, être mis indistinctement sous les yeux de tous ? M. Bérenger ne le pensait pas ; il voyait là l’abus d’une méthode expéditive de la part des intérêts privés, comme il y a abus de cette même méthode dans l’application de la loi de sursis.
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Portrait de Henri Joly Henri Joly René Bérenger (Henri Joly)

Enfin, s’il est bien vrai que beaucoup de crimes se préparent dans le secret des passions individuelles et des rêves de la vengeance ou de la cupidité, n’oublions pas qu’il est une criminalité au-devant de laquelle viennent des sollicitations toutes farcies d’attraits et d’erreurs trompeuses, le tout sans que l’on sente une autorité assez désireuse ou assez maîtresse de remettre à sa place ce qui s’en écarte vraiment par trop. C’est à cette autorité qu’en appelait M. Bérenger.
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