Résumé

Henri de Malleray Preux d'Armor : pélerinages et souvenirs (1908)

Pendant cinq cents ans, la pauvre Armorique est comme un champ clas où des hordes de routiers de toutes races et de toute corde se rencontrent en tumulte, s'entretuient aujourd'hui, pillent die concert demain; de ces forbans dont Froissart disait qu'ils se repentaient « si tôst de bien faire ». Rome nous as-saille d'abord, égiorge tout un peuple, —le Venête — bravement dressé contre sa puissance. Le Normand paraît ensuite pille et viole, égorge et brûle. Avec l'Anglais un siècle de tueries commence. La mort fauche sans relâche, d'un geste infatigable, à grands coups.
Source : Gallica

Henri de Malleray Preux d'Armor : pélerinages et souvenirs (1908)

En lui montrant le dévouement de ses pères à l'œuvre commune, le sacrifice qu'ils surent faire et de leur temps et de leur vie, on combattra l'égoïsme envahissant et le sentimentalisme aussi. Que l'on enseigne à cet ignorant, à ce timide ce dont il est capable ; que l'on transforme son patriotisme local, si profondément enraciné, en patriotisme général ; qu'on lui montre la Bretagne combattant pour la France depuis qu'elle existe ; il prendra confiance en lui-même, on doublera sa force, on fera de lui, ce que furent tant et tant de ses ancêtres, un bon ouvrier de la grandeur française.
Source : Gallica

Henri de Malleray Preux d'Armor : pélerinages et souvenirs (1908)

« Les événements du-XIVe siècle firent que, pendant toute sa durée, l'Occident fut entraîné dans le mouvement de la Bretagne. Son peuple déjà guerrier par sa nature et par son éducation devient la nation militaire par excellence, et les Bretons se trouvent mêlés à tous les intérêts de cette époque ; on les voit apparaître en Allemagne, en Italie, en Espagne, au service de toutes les causes, partis à la poursuite de cette vie d'aventures à laquelle les appellent leur inquiétude et la pauvreté de leur pays ; courant le monde pendant que l'étranger envahit leur foyer ».
Source : Gallica

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