Résumé

J. Jacques Porchat Les Colons du Rivage, ou Industrie et Probité

Que de fois, en vous écoutant, j'ai béni dans mon cœur mon aïeul, qui vous a si bien instruite! Je prêtais l'oreille, en cardant la laine, et en suivant des yeux votre main diligente, qui ne cessait pas de filer le chanvre ou le lin, et je me disais : « Un jour je l'aiderai, je la consolerai ; je veux qu'elle me bénisse et qu'elle se puisse dire : Il n'y a pas au monde une mère plus tendrement aimée. »
La pauvre Susanne fut tout émue en écoutant ce langage, et Charles la pressa dans ses bras, sans pouvoir achever d'abord ce qu'il avait à dire.
Source : Gutenberg

J. Jacques Porchat Les Colons du Rivage, ou Industrie et Probité

Isabelle et Juliette se penchaient sur leur mère, qui avait les mains jointes et les yeux levés au ciel ; Charles et André ramaient de toutes leurs forces ; navrés de douleur, ils avaient hâte de s'éloigner, pour ne plus voir ce qui ne leur appartenait plus.
A mesure qu'ils avançaient, la pleine lune, en s'élevant au-dessus de l'horizon, répandait une lumière plus vive ; le ciel devenait serein, l'air plus tranquille et plus doux ; le lac se calmait ; il parut bientôt uni comme une glace. A brebis tondue Dieu mesure le vent, dit la veuve après un long silence.
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J. Jacques Porchat Les Colons du Rivage, ou Industrie et Probité

« Combien de vies gardées par notre ami Charles! » disait Isabelle, en rappelant un jour par quelles aventures tant d'êtres animés étaient venus peupler le Rivage.
Il y manquait de la volaille. En attendant, Charles avait déniché et apprivoisé un couple de pigeons sauvages. On s'avisa de faire couver à la femelle des œufs de poule ; les poules, à leur tour, firent éclore des canetons, et l'on prévoit que les canetons réussirent ; le gîte était fait pour eux ; ils avaient dans la rivière et le lac des vivres en abondance et le bain à souhait. Ils furent d'abord en grande prospérité.
Source : Gutenberg

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