J. Jacques Porchat, Les Colons du Rivage, ou Industrie et Probité
“ Que de fois, en vous écoutant, j'ai béni dans mon cœur mon aïeul, qui vous a si bien instruite! Je prêtais l'oreille, en cardant la laine, et en suivant des yeux votre main diligente, qui ne cessait pas de filer le chanvre ou le lin, et je me disais : « Un jour je l'aiderai, je la consolerai ; je veux qu'elle me bénisse et qu'elle se puisse dire : Il n'y a pas au monde une mère plus tendrement aimée. »La pauvre Susanne fut tout émue en écoutant ce langage, et Charles la pressa dans ses bras, sans pouvoir achever d'abord ce qu'il avait à dire. ”
