Résumé

Portrait de Jules Gouffé Jules Gouffé Le Livre de Pâtisserie

En refusant à Carême la qualité de grand cuisinier, ses contemporains ont été injustes envers un homme qui, pendant vingt ans de laborieux efforts, avait reculé les limites de son art. Carême était parvenu à traiter parfaitement le froid et il excellait dans les parties qui exigent la délicatesse du goût et la pratique du dessin : c’était un chercheur, qui a eu souvent le mérite de trouver ; il a pu même devenir supérieur en cuisine, car il est plus difficile de parer la pâte d’office ou d’amandes et de faire cuire de grosses pièces de fond que de faire un garde-manger ou un fourneau.
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Portrait de Jules Gouffé Jules Gouffé Le Livre de Pâtisserie

À la connaissance des éléments du dessin, de la sculpture et de l’architecture, le pâtissier doit joindre la pratique de son art. Tout métier exige une certaine habileté de main ; mais c’est surtout en pâtisserie qu’il est vrai de dire que, pour devenir bon ouvrier, il faut mettre la main à la pâte. Les jeunes gens qui voudraient connaître à fond toutes les parties de la cuisine, feraient bien de consacrer huit ou dix ans à l’étude pratique de la pâtisserie
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Les bordures se fixent sur les plats, pour la pâte anglaise au moyen de gomme adragante, pour la pâte a nouilles avec de la farine, du blanc d’œuf et du sucre. Dès qu’elles sont bien assujetties, et pendant que la pâte a encore une certaine mollesse, on leur donne une plus grande élégance et une tournure plus agréable en les évasant par le haut ; une légère manipulation suffit pour atteindre ce but.
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