Résumé

Robert Rendu Des Otorragies carotidiennes non traumatiques (1913)

Dans les hémorra-gies des sinus, au contraire, le sang est noir et s’écoule en bavant, à cause de la faible tension veineuse. La moindre fréquence des hémorragies veineuses est due sans doute, en partie, à répaississement des parois du vaisseau et à la formation d’un thrombus. Mais la teinte du sang ne permet pas toujours de faire un diagnostic et les erreurs ont été nombreuses. Dans un cas, Syme crut avoir affaire à une hémorragie carotidienne, alors que l’autopsie montra qu’il s’agissait d une ulcération du sinus péti'eux supérieur.
Source : Gallica

Robert Rendu Des Otorragies carotidiennes non traumatiques (1913)

Aucun des petits moyens énumérés jusqu’ici n’a pu arrêter définitivement une hémorragie carotidienne, ni empêcher l’issue fatale. Le véritable traitement consiste dans la ligature de la carotide.
Appliquée pour la première fois par Syme, en 1833, dans la première observation connue d’otorragie caroti-dienne, cette intenaention a été suivie d’une guérison dé-fînitive. Depuis, elle a été tentée 13 fois, avec 6 succès, soit 7 guérisons pour 14 interventions, ce qui est un vé-ritable succès à côté du pronostic terrible (mortalité 97 % p, 100) de l’affection abandonnée à elle-même.
Source : Gallica

Robert Rendu Des Otorragies carotidiennes non traumatiques (1913)

Dans ce cas, on pourra soupçonner que l’otorragie minime vient de gros vaisseaux si elle sur-vient chez un tuberculeux, au cours d’une carie avancée du rocher, ou si etle persiste après ablation du polype et cautérisation des granulations,
II. — DIAGNOSTIC DE LA GRANDE HÉMORRAGIE CAROTIDIENNE.
Lorsqu’un écoulement considérable de sang se produit par l’oreille, il importe de rechercher quel est celui des gros vaisseaux passant au voisinage du rocher qui a pu lui donner naissance.
Source : Gallica

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