Sabellianisme

Définition et enjeux

Portrait de Albert Réville Albert Réville Le Christianisme unitaire au IIIe siècle - Paul de Samosate et Zénobie

Par conséquent, en condamnant Paul et sa doctrine, il fallait bien marquer en même temps son opposition au sabellianisme. Or Paul et Sabellius étaient d’accord sur ce point, que le Verbe divin n’est pas une personne distincte, ayant conscience et volonté à part. Le Verbe, disaient-ils tous les deux, fait partie de l’essence ou de la substance même de Dieu, il n’en peut pas plus être séparé pour former un être à part que la raison humaine ne peut être séparée l’esprit humain.
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Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Revue des Deux Mondes

N’oublions pas non plus qu’il apporte à son œuvre un esprit de système qui l’empêche de voir les choses comme elles sont. Pour expliquer les sévérités de Dieu et les infortunes de l’empire, il lui fallait trouver des crimes à punir. Rien ne lui était plus aisé ; ce ne sont jamais les crimes qui manquent. Il y a toujours assez de bien et de mal mêlés ensemble dans l’humanité pour qu’un moraliste puisse la peindre à sa volonté sous des couleurs riantes ou sombres. Je crois donc qu’il faut beaucoup rabattre des violentes invectives de Salvien contre son temps.
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Marcel Guerrier Thèse française. Apulée et Tertullien… (1853)

Il voit d'un côté une société qui, après avoir épuisé les excès de la liberté, étouffe dans les étreintes du despotisme militaire, où toute croyance a disparu, et qui meurt en riant, selon l'énergique expression de Salvien , moritur et ridet, une philosophie qui se débat et se tourmente dans les sarcasmes d'un scepticisme railleur ou dans les subtilités d'un platonisme obscur et mystique, ou dans les visions d'une théurgie monstrueuse ; une littérature déclamatoire, adulatrice, sensuelle et frivole.
Source : Gallica

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