Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ La musique héroïque sait pourtant s’en passer et par le rythme seul évoquer des idées martiales : écoutez la chanson de Claire dans Egmont, ou, dans le finale de la symphonie héroïque, la fameuse gamme des violons. Le rythme au contraire est essentiel à l’héroïsme musical. Toute musique de guerre est rythmée, depuis la charge ou la retraite, jusqu’à la Marseillaise ; du chœur de Judas Macchabée à la Chevauchée des Valkyries. Prenez dans notre art les plus belles pages de tendresse ou de piété, vous en verrez la beauté consister presque toujours dans l’harmonie ou à la mélodie ”
