Betterave sucrière

Définition et enjeux

Henri Beauchet Un domaine dans le Nivernais : thèse agricole… (1896)

Malgré la crise sucrière qui sévit depuis plusieurs années, c'est avec avantage que nous cultivons cette racine, grâce à la forte densité que nous obtenons; mais, si dans l'avenir, la betterave sucrière cessait d'être une culture lucrative, comme nous ne connaissons aucune plante qui puisse la remplacer, nous changerions notre assolement et nous le ferions alors exclusivement au profit de notre élevage et en vue de l'engraissement.
Nous pourrions alors entreprendre la pouture puisque nous nous mettrions à môme de pouvoir dis¬
poser de nourritures beaucoup plus importantes.
Source : Gallica

Exposition universelle et internationale de Liége en 1905… (1906)

La culture de la betterave sucrière dans le monde a fait de grands progrès depuis quelques années. En Europe, la France mise à part, elle couvre : en Russie 500.000 hectares, en Allemagne 412.000, en Autriche-Hongrie 300.000, en Belgique 44.000, en Hollande 34.000, en Suède42.000, en Danemark 14.000. Elle a pris, en Italie, un grand développement dans la plaine lombarde, où elle occupe 30.000 hectares et elle gagne du terrain en Espagne depuis la perte de Cuba.
Source : Gallica

Portrait de Paul Cunisset-Carnot Paul Cunisset-Carnot Le livre d'agriculture... (1896)

La partie souterraine des racines est celle qui renferme du sucre. La betterave de Silésie, blanche, à collet vert, est le type de la betterave sucrièrè ; un agronome français, M. Vilmorin, a trouvé des variétés qui donnent des quantités de sucre considérables.
Comme plante fourragère, la betterave a une grande valeur agricole; c'est une excellente nourriture d'hiver pour les bestiaux, soit seule, soit associée à la paille hachée ou à la balle, de céréale. Les variétés cultivées pour le bétail sont la mammouth, l'ovoïde des Barres, la corne-de-boeuf, la globe jaune.
Source : Gallica

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