Métépsychose

Définition et enjeux

Portrait de Maurice Maeterlinck Maurice Maeterlinck,  Le grand secret (1921)

“ Nous savions tous qu’une partie très importante de notre existence, de notre personnalité, était ensevelie dans les ténèbres de l’inconscience ou de la subconscience. Nous logions dans ces ténèbres toute notre vie organique, celle de notre estomac, de notre cœur, de nos poumons, de nos reins et de notre cerveau même, qui fonctionnent dans une obscurité où ne pénètre que par hasard, — en cas de maladie, par exemple, — un rayon de conscience. ”
Source : Gutenberg

Joseph-Henri Reveillé-Parise,  Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit… (1839)

“ Ajoutons encore que, dans certains cas où l'excitation cérébrale est portée au plus haut degré, les autres organes sont presque insensibles aux impressions extérieures. L'âme ne perçoit plus rien du dehors, et le moi paraît ramené à son état de simplicité métaphysique. L'abstraction mentale , l'enthousiasme, les extases contemplatives , certaines maladies, comme le délire , la catalepsie, démontrent que ces phénomènes ne sont pas rares. On les remarque également dans la profonde méditation. ”
Source : Gallica

Portrait de Paul Sollier Paul Sollier,  Le mécanisme des émotions : leçons faites à l'Université nouvelle de Bruxelles… (1905)

“ Comme je le disais plus haut, c'est, en effet, lorsque l'organe présente un trouble quelconque, ou, après un arrêt, reprend son fonctionnement, que l'on peut le mieux apprécier la conscience que nous avons de ce fonctionnement.
Tous les malades atteints de mélancolie au début, de neurasthénie, d'obsessions, de phobies, de dépersonnalisation, de confusion mentale, décrivent de la même façon leurs sensations cérébrales: c'est tantôt une sensation de vide, ou de pesanteut, ou d'engourdissement, de torpeur invincible.
”
Source : Gallica

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