Mme Anaïs Ségalas,
Les Oiseaux de passage
“ Le bourreau donne un coup de hache ; le remord, Chaque jour, nous en donne mille ! Le supplice ! toujours ce spectre ensanglanté Qui marche, se repose, et couche à mon côté ! À leur bagne d’enfer c’est un vivant qu’on traîne Après soi, contre soi ; mais le juge des cieux, Qui sait inventer, lui, des bagnes plus hideux, Avec un cadavre m’enchaîne ! Eh bien ! remords, luttons ; je serai le plus fort. Enfin, poignard de Dieu qu’il enfonce dans l’âme, Je ne vais plus saigner sous ta poignante lame ! ”
