Garde civile

Définition et enjeux

France Législation relative à la garde nationale… (1840)

Mais que, quand une garde nationale est rassemblée par l'autorité civile, on veuille la traiter comme une troupe de ligne, lui enjoindre un ordre sans autre indication que celle de l'action : c'est ce que je ne puis concevoir. Vous conviendrez qu'une pareille loi ne serait jamais exécutée; la crainte se mettrait dans les esprits; jamais vous n'obtiendrez de la garde nationale d'être un instrument aveugle des officiers.
Source : Gallica

France Législation relative à la garde nationale… (1840)

Notre honorable collègue, se figurant la France couverte de huit à neuf millions de gardes nationaux, militairement organisés, s'alarme pour les libertés publiques. Une garde nationale, dit-il, formée comme on nous le propose, est une armée. Non, messieurs, la garde nationale, : lie que nous proposons de l'organiser pour le service intérieur, ne peut pas être une armée. Deux mille huit cents corps isolés, soumis, dans chaque canton, à l'autorité civile; ne pouvant jamais agir que par obéissance à la réquisition civile; suspendus, au premier besoin, par le pouvoir civil
Source : Gallica

France Législation relative à la garde nationale… (1840)

L'organisation des bataillons dans les cantons ruraux est donc en opposition avec les trois conditions essentielles que j'ai prises pour guides dans cet examen. Elle exige des citoyens plus de sacrifices que la nature de leurs devoirs et les besoins de l'ordre public n'en demandent, et tend à transformer sans nécessité la société civile en société militaire. Elle place la force publique là où elle n'est pas nécessaire et où il n'y a pas de magistrats , et en affaiblit la force dans les localités où elle est indispensable, et où les magistrats en ont un continuel besoin.
Source : Gallica

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