Joseph Joubert, Lettres à madame de Vintimille (1921)
“ Et Frénilly prétend la même chose. Toute jeune mariée, naïve et que son mari n'avait pas instruite, Mme de Vintimille disait à ses amies qu'elle se croyait grosse. Derrière elle, son grand et sec mari faisait du doigt signe que non; car il le savait bien. La mélancolie de Mme de Vintimille avait peut-être d'autres causes : on n'est jamais sûr de découvrir tous les secrets d'une âme triste; mais on aperçoit dans ses lettres un vif et perpétuel chagrin de maternité manquée. Elle écrit au fils de son amie : « Moi qui éprouve quelque chose de maternel pour les enfants de mes amies... » ”
