Niania

Définition et enjeux

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville La Niania (1878)

Personne ne savait plus le nom de la bonne, on l'appelait du nom générique Niania. Née dans la maison de la mère de madame Karzof, elle avait trente-sept ans lors du mariage de celle-ci ; la jeune mariée l'avait reçue en cadeau de sa mère, comme un des meubles, et non le moins précieux, de son trousseau. La Niania avait vu naître les nombreux enfants de sa maîtresse, elle les avait tous soignés, et peu après couchés dans le cercueil à l'exception de Jean et d'Antonine, seuls restés vivants. Elle adorait ces deux êtres, comme elle adorait Dieu
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville La Niania

C'est Niania qui la connaît le mieux de nous tous.
Madame Karzof poussa un soupir. Il était bien dure pour elle de s'entendre dire ouvertement qu'une servante possédait plus qu'elle le coeur de son enfant; mais ceci était encore une humiliation méritée. La Niania prévenue se rendit auprès d'Antonine qui venait de se réveiller, et toute la famille, sur la pointe du pied, se réunit derrière la porte de la chambrette.
Source : Gutenberg

Portrait de Sofia Kovalevskaïa Sofia Kovalevskaïa Souvenirs d’enfance

Un peu plus loin est le grand lit de Niania, sur lequel s’entassent les matelas de plume, les oreillers et les édredons, c’est la gloire de Niania.
Quelquefois, quand elle est de bonne humeur, elle nous permet de jouer sur son lit dans la journée : nous y montons alors au moyen de chaises, et, parvenus au sommet, la montagne s’effondre aussitôt sous notre poids, et nous plongeons dans une mer de duvet !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature