Pierre le Vénérable

Définition et enjeux

Maurice Demimuid,  Pierre-le-Vénérable ou La vie et l'influence monastiques au douzième siècle (1876)

“ Quelque préférence qu'il pût témoigner à ses pénitents, Pierre-le-Vénérable se regardait comme le père de tous les membres de sa communauté, et pensait qu'il se devait à chacun, aux plus humbles surtout, qui ne pouvaient souffrir sans qu'il le sut, sans qu'il s'empressât à les soulager. Un jour, au plus fort de l'hiver, il apprend qu'un frère est trop peu couvert et qu'on n'a pas de vêtement plus chaud à lui donner. ”
Source : Gallica

Maurice Demimuid,  Pierre-le-Vénérable ou La vie et l'influence monastiques au douzième siècle (1876)

“ Quant à Pierre-le-Vénérable, il avait voulu parlementer et, dans ce dessein, avait fait, à la première alarme, quelques pas en avant de ses compagnons, mais sa mule, menacée, percée même de la pointe d'une lance, avait brusquement rebroussé et l'avait emporté à toute bride dans un petit village des environs. Il s'y tint quelque temps caché, dans la demeure d'un partisan d'Innocent, puis se rendit, sous la conduite de son hôte, à Pontremoli. ”
Source : Gallica

Maurice Demimuid,  Pierre-le-Vénérable ou La vie et l'influence monastiques au douzième siècle (1876)

“ IL FAIT TRADUIRE LE CORAN. — SES OUVRAGES THÉOLOGIQUES : TRAITÉS CONTRE LES MAHOMÉTANS, LES JUIFS, LES PÉTROBUSIENS; LETTRE SUR LA SAINTE VIERGE.
Pierre-le-Vénérable admirait le génie d'Abélard et plaignait ses malheurs, mais il ne partageait pas l'inquiète et aventureuse témérité de son esprit. Et parce qu'il accueillit si charitablement un homme solennellement condamné par deux Conciles, il ne faudrait pas croire que sa foi fût tiède et indifférente : il n'était pas moins zélé pour les intérêts de la vérité que docile aux enseignements de l'Eglise. Une fois même, le croira-t-on?
”
Source : Gallica

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