Bacille diphtérique

Définition et enjeux

Benjamin Weill-Hallé Manuel pratique du traitement de la diphtérie… (1902)

Parmi les problèmes qu'il importerait de voir résolus, on trouve au premier rang celui des rapports du bacille diphtérique et des bacilles pseudo-diphtériques (2) . A s'en tenir aux faits connus à l'heure présente, on doit, considérer ces deux bacilles comme représentant deux espèces distinctes. On peut renforcer la virulence affaiblie d'un vrai bacille diphtérique, mais jamais on n'est parvenu à donner la virulence à un bacille pseudo-diphtérique qui en fut toujours dépourvu. D'autre part, on n'a jamais pu prouver d'une manière formelle que la diphtérie pouvait naître par auto-infection.
Source : Gallica

René Appert Du rôle de l'organisme dans la pathogénie de quelques maladies infectieuses (1893)

Mais ce bacille ne donne point fatalement la dipthérie à l'homme. Sur certains sujets il reste inoffensif, il s'atténue et il peut vivre longtemps dans la bouche de sujets sains, ayant perdu sa virulence et sans causer aucun dommage. Ce micro-organisme non virulent, n'a point été regardé tout d'abord comme identique au bacille diphtérique, on l'a appelé bacille pseudo-diphtérique. Il avait été rencontré dans la salive d'un enfant bien portant, par Löffler, lors de ses premières recherches sur le microbe de la diphtérie.
Source : Gallica

Ephrem Aubert Nouveau cours d'hygiène, écoles primaires supérieures… (1910)

En résumé, le bacille diphtérique agit de deux manières sur l'homme ou l'animal atteint : 1° par la production de fausses membranes, provoquée par la présence du bacille de Klebs, sur la muqueuse des voies respiratoires (le plus souvent) ; 2° par la diffusion, dans tout l'organisme, d'une substance toxique sécrétée par le même bacille, toxine qui, agissant lentement ou rapidement, provoque la paralysie des muscles (en particulier des muscles respiratoires) du malade qui succombe asphyxié.
Source : Gallica

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