Judicium

Définition et enjeux

Gaston May Éléments de droit romain, à l'usage des étudiants des Facultés de droit… (1901)

Là, son rôle prenait fin. Il n'avait pas à juger lui-même. Il renvoyait l'affaire devant un juge. La procédure entrait alors dans une phase nouvelle, le judicium. Le juge n'était qu'un simple particulier, judex privatus. Il donnait son avis, sententia, sur le bien-fondé de la prétention et mettait ainsi fin au débat judiciaire (V. n°267) .
On voit par là combien était nulle l'influence que pouvait exercer le magistrat sur la solution du procès et sur la formation d'un droit nouveau dérivant des précédents judiciaires (4) .
Source : Gallica

Gaston May Éléments de droit romain, à l'usage des étudiants des Facultés de droit… (1901)

Le résultat de ce développement a été d'accuser de plus en plus l'antithèse entre les judicia bonse fidei et les autres actions in personam, dont la formule est rédigée in jus. Dans celles-ci en effet le pouvoir du juge est resté ce qu'il était autrefois, étroit et rigoureux. On a dit alors que ces actions étaient de droit strict, strieti juris !iu) . On s'accorde à reconnaître que les actions.
(6) Arbitrium b. f. est le terme le plus ancien. Il est employé par Q. Mucius Sca> vola cité par Cicéron (de off., III, 17) . Judicium est le nom qui l'a emporté dans l'usage. Actio b. f.
Source : Gallica

Jean Marie Essai sur la vie et les ouvrages du chancelier Michel de L'Hospital… (1868)

Vous êtes juges du pré ou du champ, non de la vie, non des mœurs, non de la religion; si vous ne vous sentez assez forts et justes pour commander vos passions et aimer vos ennemis, selon que Dieu commande, abstenez-vous de l'office de juge; la justice est une vierge pure et chaste, non pas seulement de corps, mais de mains et de toutes autres parties ; l'œil de justice voit tout, le roi voit tout et le temps découvre tout.
Source : Gallica

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