“ Le tétrarque n'aime pas regarder les cadavres, sauf les cadavres de ceux qu'il a tués lui-même. ”
Tétrarque
Définition et enjeux
Citations sur le tétrarque
“ Je ne resterai pas. Je ne peux pas rester. Pourquoi le tétrarque me regarde-t-il toujours avec ses yeux de taupe sous ses paupières tremblantes?... C'est étrange que le mari de ma mère me regarde comme cela. Je ne sais pas ce que cela veut dire... Au fait, si, je le sais. ”
Gustave Flaubert,
Trois Contes
(1877)
“ Des aigles volaient au-dessus de sa tête ; les soldats, le long du rempart, dormaient contre les murs; rien ne bougeait dans le château. Tout à coup, une voix lointaine, comme échappée des profondeurs de la terre, fit pâlir le Tétrarque. Il se pencha pour écouter ; elle avait disparu. Elle reprit ; et en claquant dans ses mains, il cria : — « Mannaëi ! Mannaëi ! » Un homme se présenta, nu jusqu'à la ceinture, comme les masseurs des bains. ”
Gustave Flaubert,
Trois Contes
(1877)
“ Antipas et Mannaëi se regardèrent. Mais le Tétrarque était las de réfléchir. Tous ces monts autour de lui, comme des étages de grands flots pétrifiés, les gouffres noirs sur le flanc des falaises, l’immensité du ciel bleu, l’éclat violent du jour, la profondeur des abîmes le troublaient ; et une désolation l’envahissait au spectacle du désert, qui figure, dans le bouleversement de ses terrains, des amphithéâtres et des palais abattus. Le vent chaud apportait, avec l’odeur du soufre, comme l’exhalaison des villes maudites, ensevelies plus bas que le rivage sous les eaux pesantes. ”
Gustave Flaubert,
Trois Contes
(1877)
“ D’ailleurs, pourquoi sa guerre contre elle ? Quel intérêt le poussait ? Ses discours, criés à des foules, s’étaient répandus, circulaient ; elle les entendait partout, ils emplissaient l’air. Contre des légions, elle aurait eu de la bravoure. Mais cette force plus pernicieuse que les glaives, et qu’on ne pouvait saisir, était stupéfiante ; et elle parcourait la terrasse, blêmie par sa colère, manquant de mots pour exprimer ce qui l’étouffait. Elle songeait aussi que le Tétrarque, cédant à l’opinion, s’aviserait peut-être de la répudier. Alors tout serait perdu ! ”
Gustave Flaubert,
Trois Contes
(1877)
“ Un être humain était couché par terre, sous de longs cheveux se confondant avec les poils de bête qui garnissaient son dos. Il se leva. Son front touchait à une grille horizontalement scellée; et, de temps à autre, il disparaissait dans les profondeurs de son antre. Le soleil faisait briller la pointe des tiares, le pommeau des glaives, chauffait à outrance les dalles ; et des colombes, s'envolant des frises, tournoyaient au-dessus de la cour. C'était l'heure où Mannaeï, ordinairement, leur jetait du grain. Il se tenait accroupi devant le Tétrarque, qui était debout près de Vitellius. ”
Pierre Termier,
Marcel Bertrand
“ La transmission des mouvements se fait par les inégalités de la pesanteur qui en sont la conséquence. D’une chaîne de montagnes à la suivante, par exemple de la chaîne silurienne à la chaîne carbonifère, le tétraèdre aurait tourné d’environ 120° autour d’un axe passant par son sommet nord. En considérant successivement les deux déplacements relatifs du pôle nord de la Terre par rapport au tétraèdre ― le premier dû aux charriages, le deuxième dû à l’attraction solaire, ― on arrive à déterminer la position de ce pôle à chaque moment des périodes géologiques. ”
Edouard Blanc,
Revue des Deux Mondes
“ La contraction n’a pas été suffisante pour que la partie solide de notre planète ait pris la forme géométrique d’un tétraèdre parfait qui, à surface égale avec une sphère, a un volume beaucoup moindre. Elle a simplement tendu à la prendre. Le tétraèdre parfait s’écarte beaucoup de la sphère, et d’autre part, nous voyons que les plus fortes saillies et les plus grandes dépressions de l’écorce terrestre sont très faibles, proportionnellement au rayon de la sphère primitive. ”
Annales de mathématiques pures et appliquées…
“ II. Un tétraèdre peut être coupé par un plan, qui ne passe par les sommets d’aucun de ses angles, de deux manières différentes. 1.o Trois des sommets peuvent être situés d’un même côté du plan coupant, et un seul de l’autre ; ce plan coupe ainsi les trois arêtes d’un même angle trièdre, la section est triangulaire, et le tétraèdre se trouve divisé en deux nouveaux corps, dont l’un est encore un tétraèdre, tandis que l’autre est un tronc de tétraèdre, à bases parallèles ou non parallèles. ”
Amédée Guillemin,
Les mondes : voyage pittoresque dans l'univers visible
(1861)
“ Déjà, on a pu conjecturer que le centre d'attraction qui entraîne tout notre système planétaire, n'est autre qu'un certain groupe d'une apparence nébuleuse, mais où le télescope a permis de séparer et de compter plus de 14 mille étoiles. Enfin l'attraction s'exerce aussi dans les nébuleuses irréductibles, dans ces agglomérations de matière diffuse, où l'on voit déjà se former des centres d'attraction qui peut-être, dans la suite des siècles, deviendront, par la concentration de la lumière et de la chaleur, des foyers de mouvement et de vie, de vrais soleils. ”
F. I. C., Éléments de géométrie descriptive… (1876)
“ On donne : 1° un tétraèdre régulier de 7 centimètres de côté, reposant sur le plan horizontal par une de ses faces : l'une des arêtes de cette face est perpendiculaire à la ligne de terre; 20 un cylindre de révolution de 3 centimètres de rayon tangent au plan horizontal ; l'axe est parallèle à la ligne de terre, et sa projection horizontale passe par la projection horizontale du sommet du tétraèdre. Construire les projections des couches d'intersection du cylindre et des faces du tétraèdre. ”
Tertullien,
Œuvres complètes de Tertullien…
“ Le principe qui conduit tout à la perfection ne pouvait être imparfait. Dès-lors qu’avait-il besoin de Saturne et de sa race. Que de légèreté dans les hommes qui ne croient pas que dès le commencement de toutes choses, la pluie soit tombée du ciel, que les astres aient resplendi, la lumière brillé, le tonnerre mugi ; que Jupiter lui-même ait redouté les foudres dont vous armez ses mains ; que toutes sortes de fruits soient sortis du sein de la terre avant Bacchus, et Cérès et Minerve, et même avant ce premier homme père des autres ! ”
Sophie Germain, Œuvres philosophiques de Sophie Germain
“ C’est la force qui succède à l’inertie, c’est une sorte de vie au lieu d’un état de mort. La force s’épuise, la vie cesse et le corps redevient inanimé. ⁂ Le télescope doit être considéré comme un véritable microscope. Le premier verre, l’objectif, nous soumet une image de l’objet éloigné et vous y portez la loupe qui a le pouvoir de l’amplifier. Vous considérez donc Jupiter qui est à cent cinquante millions de lieues de vous, qui est mille fois plus gros que notre terre, de la même manière que vous observez le ciron qui échappe à la vue par sa petitesse comme le vaste globe par sa distance. ”
“ Observe la marche rythmée des astres, évoluant dans les profondeurs. Ces feux innombrables sont des mondes auprès desquels la Terre n’est qu’un atome, des soleils prodigieux qu’entourent des cortèges de sphères et dont la course rapide se mesure à chaque minute par millions de lieues. Des distances effrayantes nous en séparent. C’est pourquoi ils nous paraissent comme de simples points lumineux. Mais dirige vers eux cet œil colossal de la science, le télescope. ”
Tertullien,
Œuvres complètes de Tertullien…
“ Voilà donc quel est le patriarche de vos dieux. Il est né du Ciel et de la Terre, à l’aide de vos poètes, ces merveilleuses sages-femmes. Il a paru plaisant à quelques-uns d’entre vous d’expliquer toute l’histoire de Saturne par des allégories empruntées à la nature. Saturne, disent-ils, signifie le Temps, qui est réellement le fils du Ciel et de la Terre, tandis que le Ciel et la Terre n’ont point de père. On lui met à la main une faulx, parce que le Temps détruit toutes choses. ”
Pierre Daru,
L’astronomie, poème en six chants
“ Les planètes, en y comprenant le soleil et la lune, sont au nombre de sept. L’heptacorde, ou la lyre à sept cordes, renferme deux tétracordes unis par un son commun, et qui, dans le genre diatonique, donnent cette suite de sons, si, ut, ré, mi, fa, sol, la. Supposez que la lune soit représentée par si, Mercure le sera par ut, Vénus par ré, le soleil par mi, Mars par fa, Jupiter par sol, Saturne par la. Ainsi la distance de la lune si à Mercure ut sera d’un demi-ton, c’est-à-dire que la distance de Vénus à Mercure sera le double de celle de Mercure à la lune. ”
Louis-Sébastien Mercier,
L’An deux mille quatre cent quarante
“ Nous choisissons une nuit où, dans un ciel serein, l’armée des étoiles brille dans tout son éclat. Accompagné de ses parens & de ses amis, le jeune homme est conduit à notre observatoire : tout à coup nous appliquons à son œil un télescope [1] ; nous faisons descendre sous ses yeux Mars, Saturne, Jupiter, tous ces grands corps flottans avec ordre dans l’espace ; nous lui ouvrons, pour ainsi dire, l’abîme de l’infini. ”
Alfred Bonnardot,
Des télescopes : causeries familières sur les télescopes de tout genre…
(1850)
“ Quand des rayons rencontrent perpendiculairement un corps non transparent, ils sont arrêtés et renvoyés vers leur source. Plus la surface de ce corps est unie, blanche et bien polie; plus ils sont repoussés en grand nombre vers leur direction primitive. C'est ce qu'on appelle la réflexion de la lumière. Si la surface réfléchissante, au lieu d'être plane, est oblique par rapport à la direction des rayons, tel est le cas d'un miroir concave, la lumière éprouve, en s'y réfléchissant, des déviations d'où résultent des effets qui sont la base des télescopes à miroirs dont je vous parlerai un jour. ”
Exercices de géométrie (1882)
“ Exprimez, en fonction du côté a d'un tétraèdre régulier, la surface et le volume de la sphère inscrite et de la sphère tangente aux arêtes du tétraèdre. Fig. 1234. Soit ABC l'une des faces que nous prenons comme base. Par la droite AD, médiane de cette base, et par le quatrième sommet S, menons le plan ASD, rabattu ici sur le plan de la base. La hauteur SE du tétraèdre tombe sur la médiane AD; et comme elle doit aussi bien tomber sur une autre médiane quelconque, le point E ne peut être que le point de concours des médianes. ”
“ D’autre part ces voies d’écoulement, en même temps qu’elles mènent toutes au Tartare, font communiquer aussi les régions intérieures avec les régions extérieures, la nôtre ou ses pareilles. Quand donc l’eau du Tartare est soulevée par l’oscillation, elle remplit les voies d’écoulement de la région intérieure et invisible ; puis elle passe dans celles de la région extérieure et visible ; le gros du flot les remplit en s’infiltrant sous la terre, en passant par tous les pertuis ; il alimente ainsi ces sources, ces fleuves, ces lacs, ces mers que nous voyons, nous ou nos semblables. ”
M. Paul Merruau, Le Tour du monde
“ Des hommes rangés en demi-cercle devant le débarcadère se tiennent immobiles, la torche plantée en terre, comme autant de sentinelles du moyen âge, veillant la lance au pied. La vive lumière qui enflamme leur visage, tandis que toute leur personne reste plongée dans l’obscurité, leur donne l’aspect de démons dont les têtes surnageraient dans un océan de feu. ”
Charles-Lucien Huard,
Paris et ses merveilles, par L. Huard
(1890)
“ Les coupoles qu'on aperçoit au milieu et de chaque côté de l'édifice servent d'abri aux télescopes dont nous parlons. Une rainure diamétrale forme, dans chacune d'elles, une fenêtre à travers laquelle on dirige l'axe de l'instrument qui, mû lui-même par un mouvement d'horlogerie, suit insensiblement l'astre observé dans le mouvement qui l'entraîne d'orient en occident. Chaque coupole est mobile sur des galets, de sorte que l'aide de l'observateur peut à tout instant, sur ses indications, faire coïncider l'ouverture du dôme avec la direction du télescope. ”
Daniel Berthelot,
Revue des Deux Mondes
“ On sait que l’aspect du ciel étoile change incessamment au cours des heures de la nuit, la voûte céleste paraissant tourner autour d’un axe idéal, l’axe du monde. D’où la nécessité, pour suivre les astres, de donner aux télescopes un mouvement approprié. ”
Herbert George Wells,
Mercure de France
“ Peu de gens peuvent concevoir l’immensité du vide dans lequel nage la poussière de l’univers matériel. Près de l’astre, dans le champ visuel du télescope, il y avait trois petits points de lumière, trois étoiles télescopiques infiniment lointaines, et tout autour étaient les insondables ténèbres du vide. Tout le monde connaît l’effet que produit cette obscurité par une glaciale nuit d’étoiles. Dans un télescope elle semble encore plus profonde. ”
Alphonse de Lamartine,
Œuvres complètes de Lamartine
“ Nous allumons deux ou trois de nos torches. Le plus hardi et le plus grand se hasarde le premier. Nous le suivons tous. Nous rampons un moment comme le renard dans sa tanière. La fumée des torches nous étouffe, mais rien ne nous rebute, et, la voûte s’élargissant et s’élevant tout à coup, nous nous trouvons dans une de ces vastes salles souterraines dont les cavernes des montagnes sont presque toujours l’indice et qui leur servent pour ainsi dire à respirer l’air extérieur. Un petit bassin d’eau limpide réfléchit au fond la lueur de nos torches. ”
Annales de mathématiques pures et appliquées…
“ Solution. Soient les sommets du tétraèdre, et le centre de la sphère inscrite ; de ce centre soient abaissées sur les faces des perpendiculaires dont les pieds soient respectivement par ces perpendiculaires, prises deux à deux, soient fait passés six plans ces plans diviseront le tétraèdre en quatre exaèdres octogones à faces quadrilatères. Bornons-nous à considérer l’un d’eux : celui qui contient le sommet et dont conséquemment les trois arêtes de l’angle opposé sont Nommons les trois sommets non encore désignés ”
Jean Antoine Letronne,
Revue des Deux Mondes
“ Il pensait que les astres sont des pierres que la rapidité du mouvement diurne a enlevées de la surface de la terre, et qui, après avoir été enflammées par l’éther, sont devenues des astres éclatans. Or, comme dans ce système, il devenait possible que quelques-unes des pierres emportées par le tourbillon éthéré retombassent sur notre terre, on aura attribué à Anaxagore la prédiction d’un phénomène dont son système avait en quelque sorte donné l’explication d’avance. ”
Camille Flammarion,
La Fin du monde
“ L’un des résultats les plus curieux de l’analyse que je viens d’avoir l’honneur de résumer devant vous est que les masses solides plus ou moins grosses que l’on croit distinguer au télescope dans le noyau de la comète éprouveront une telle résistance en traversant notre atmosphère que, à moins de cas exceptionnels, elles n’arriveront pas entières jusqu’au sol, mais éclatées en menus morceaux. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Tétragone, en Astrologie, est un aspect de deux planetes par rapport à la terre, dans lequel ces deux planetes sont distantes l’une de l’autre de la quatrieme partie d’un cercle, ou 90 degrés, comme AD, (Planche astron. fig. 3.) ”
A.-Pierre Leroux, Une voix plébéienne, satire mensuelle… (1850)
“ D'un soleil ou d'un monde assurant la conquête, Vous allez aussitôt d'un télescope armé Interroger l'espace au vulgaire fermé, Et soudain précisant sa course et sa distance D'un moteur inconnu démontrer l'existence. ”
Annales de mathématiques pures et appliquées…
“ II. Quel est le lieu des points de l’espace desquels abaissant des perpendiculaires sur les plans des quatre faces d’un tétraèdre, le volume du tétraèdre inscrit ayant pour sommets les pieds de ces perpendiculaires soit équivalent à un cube donné ? III. Quel est le lieu des points de l’espace desquels menant droites aux quatre sommets d’un tétraèdre, et ensuite par ces mêmes sommets respectivement, des plans perpendiculaires à ces droites, ces quatre plans forment, par leur rencontre, un tétraèdre circonscrit équivalent à un tétraèdre donné ? ”
Tertullien,
Œuvres complètes de Tertullien…
“ Pareille est la force qui pousse les vaisseaux, lorsque, loin des écueils de Capharé, sans être battus par la tempête, sans être brisés par les vagues, poussés par des brises favorables, glissant sur la mer au milieu des chants de l’équipage, saisis tout à coup d’un déchirement intérieur, ils disparaissent avec toute leur sécurité. Il en est ainsi des naufrages de la vie, même lorsque la mort arrive paisiblement. Que le navire de notre corps s’en aille tout entier, ou mis en pièces, qu’importe, puisque la navigation de l’âme est arrêtée ? ”
