Adrien Le Page,
La Guadeloupe
(1931)
“ Lorsque, descendu à terre, on part des hauteurs du Camp Jacob pour monter les pentes qui mènent à la Soufrière, à travers la forêt des Bains Jaunes, par un sentier cheminant au milieu d’un fouillis inextricable d’arbres et de lianes, on est surpris, dès qu’on s’arrête, de percevoir qu’aux mille bruissements légers de la forêt : vol rapide des colibris parmi les feuilles, frôlements et cris des insectes, se mêle, confus et cependant distinct, le murmure incessant de la terre en travail. Il semble vraiment que l’on entende vivre et palpiter cette immensité végétale. ”

