André Bassier

Élements biographiques

André Bassier Une exploitation dans le nord-ouest de l'Artois… (1927)

Dans les trois assolements suivis, nous voyons que le blé vient après plantes sarclées (betteraves, pommes de terre) ou « défrichement » de trèfle, de minette, ou de luzerne, et même après avoine, lorsque cette plante a été précédée de rutabagas.
Le trèfle, ne durant qu'un an, ne laisse que peu d'engrais organiques au sol ; la luzerne, conservée deux ans, en donne un peu plus. La minette est toujours parquée par les ovins ; aussi, outre les éléments naturels qu'elle laisse au sol, enfouit-on les excréments des ovins.
Source : Gallica

André Bassier Une exploitation dans le nord-ouest de l'Artois… (1927)

Nous arrivons au facteur qui peut être le plus discuté, car doit-on compter la nourriture du poulain à l'herbage ou seulement les suppléments qui lui seront donnés (avoine, foin, paille) ?
On prétend, dans notre région, que si un herbage de 10 hectares, par exemple, peut nourrir une bête et demie à l'hectare, on pourra y mettre 15 bovins et deux poulains, car les jeunes chevaux ne consomment en herbe que les refus des bovins.
Il faut dire, il est vrai, que si les poulains sont laissés toute l'année à herbage, les génisses n'y
demeurent que pendant sept mois.
Source : Gallica

André Bassier Une exploitation dans le nord-ouest de l'Artois… (1927)

Mais nous nous trouvons souvent sur des terrains argileux, et dès qu'il a plu un peu fortement, le sol est collant, le tracteur patine, et quand il peut avancer, laisse des marques trop apparentes de son passage, et son travail n'est pas toujours régulier.
Bien qu'on lui préfère maintenant la traction animale, quant au prix de revient des travaux, on s'en sert parfois très utilement, soit comme locomoteur, soit encore comme moteur fixe. Il arrive des périodes, en effet, où la traction animale est insuffisante pour assurer tous les travaux à faire en temps utile
Source : Gallica

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