Lait écrémé

Définition et enjeux

Antoine de Saporta Laits et Beurres

Au point de vue nutritif, le lait écrémé n’est pas sans valeur. Ni la caséine, ni l’albumine, ni le sucre ne lui font défaut ; mais la substance grasse a été en grande partie éliminée, si bien que la perte relative dépasse les deux tiers du chiffre primitif. Soumis à une évaporation ménagée, le lait écrémé dépose un résidu sensiblement moindre que celui du lait analysé après la traite.
L’écrémage, comme nous l’avons dit, augmente la densité du lait, et, loin de la rapprocher de celle de l’eau, tend plutôt à l’écarter de l’unité.
Source : Wikisource

Léon Lindet Le lait, la crème, le beurre, les fromages… (1907)

Si l'alimentation humaine néglige l'emploi du lait écrémé en nature, elle ne refuse pas, dans certains cas, l'usage du lait fermenté (Képhir, Koumiss, etc.) que l'on fabrique, même industriellement aujourd'hui, avec du lait écrémé, pour les besoins de certains malades.
Le lait fermenté contient en effet une partie de sa caséine à l'état soluble, et par conséquent facilement assimilable; en outre la présence de l'acide carbonique, qui rend la boisson gazeuse, en facilite souvent la digestion.
Source : Gallica

Antonin Rolet L'Industrie laitière, sous-produits et résidus (1905)

Le lait doux se baratte mal ; il nécessite une agitation très énergique et demande à être maintenu à une plus liasse température, sans quoi il reste en pure perte dans le liquide une trop forte proportion de globules gras ; enfin, il donne un beurre trop mou. Il est vrai qu'il présente l'avantage de laisser un lait de beurre ou battue parfaitement doux, ne différant du lait complet que par le taux de matière grasse, et pour l'utilisation duquel nous renvoyons à ce que nous en disons pour le lait écrémé.
Source : Gallica

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