É. Blanchard,  Les Récentes explorations de la Chine…

“ Les voyageurs qui se rendent à Canton, après avoir admiré la riche végétation de l’île de Ceylan et de l’île de Java, éprouvent un sentiment de tristesse en apercevant les côtes de la Chine. Aussi loin que la vue peut s’étendre, les collines nues ont un aspect désolé. Sur le sol aride se montrent à peine en quelques endroits des pins misérables, réduits à la dimension de simples arbrisseaux. La première impression est défavorable ; mais celui qui doit parcourir le pays en observateur va bientôt rencontrer ou des scènes charmantes, ou des sujets dignes d’attention. ”
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É. Blanchard,  Les Récentes explorations de la Chine…

“ Après les mammifères, quel monde curieux et charmant que celui des oiseaux qui peuplent l’âpre région du Thibet oriental ! À côté de créatures magnifiques, on voit en foule des espèces dont les parures sont aussi modestes que celles de nos oiseaux d’Europe. Des gallinacés pleins d’élégance, vêtus des plus beaux plumages, semblent avoir été rassemblés comme à plaisir sous les couverts des montagnes presque inaccessibles de la principauté de Mou-pin. ”
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É. Blanchard,  Les Récentes explorations de la Chine…

“ Cependant cette région désolée n’est pas sans présenter un caractère grandiose : les montagnes sont boisées pour la plupart, et, sur les parties les plus élevées, un if colossal est l’essence qui domine dans la forêt. L’arbre magnifique monte droit, haut comme les plus hauts sapins d’Europe, et ne demeure point inférieur aux immenses chênes du voisinage, disent les explorateurs anglais, qui ont admiré l’if gigantesque sur les pentes méridionales du Thibet, ou en certains endroits de l’Himalaya. ”
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