Résumé

Achille Berdah Essai sur certains remèdes apportés pour pallier à la crise économique rurale en Tunisie… (1935)

La garantie des prêteurs n'a donc de portée que sur les revenus de ces terres Habous.
L'absence de sûretés réelles épouvante, à juste titre d'ailleurs, les établissements de crédit et les prêteurs qui veulent rester en règle avec la morale ; seuls, des spéculateurs sans scrupules ni conscience, peuvent entreprendre des opérations de prêts sur des gages aussi peu inconsistants qu'aléatoires. Plus les risques courus sont grands, plus le taux de l'intérêt est élevé.
Source : Gallica

Achille Berdah Essai sur certains remèdes apportés pour pallier à la crise économique rurale en Tunisie… (1935)

Il est évident que c'est rendre un mauvais service à un débiteur que de le perpétuer comme un esclave sur un sol, de le laisser dépenser ses efforts et son énergie pour une tâche insurmontable.
Le jour où cet agriculteur se rendra compte qu'il ne pourra jamais s'en tirer, il ne manquera pas, par des procédés que la morale réprouve mais, hélas, que la loi tolère parce que non prévus, d'appauvrir ses créanciers en dépréciant leurs gages.
Source : Gallica

Achille Berdah Essai sur certains remèdes apportés pour pallier à la crise économique rurale en Tunisie… (1935)

En un moment où une crise de confiance épouvantable dévastait le pays qui allait vers sa ruine, si des mesures énergiques de redressement et d'assainissement n'étaient pas immédiatement prises pour atténuer et même anéantir les effets de cette crise morale, il fallait, procéder sans retard à la consolidation des dettes existantes, à la création d'un organisme chargé de fournir aux agriculteurs des crédits normaux pour leur permettre de procéder à des améliorations foncières pour le bien-être de la Tunisie.
Source : Gallica

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