Résumé

Amable-Gilbert Favier Deux Volontaires de 1791 : les frères Favier… (1909)

Rien de plus beau qu'une armée bien placée dans une plaine commode. Nous avons entendu le canon ronfler toute la journée, c'est sans doute à nos postes avancés. Je ne scais pas ou sont nos troupes de lignes, la majeure partie des armées est composé de volontaires.- Mr Dumouriez est bien loin d'avoir l'expérience des généraux qui nous sont opposés ; mais malgré cela nous espérons bien chasser l'ennemi de nos terres. Soïés tranquille il faudra que l'ennemi passe sur nos corps avant d'entrer à Paris. Ils ne sont pas invulnérables, ils ont plus d'expérience, nous aurons plus de courage.
Source : Gallica

Amable-Gilbert Favier Deux Volontaires de 1791 : les frères Favier… (1909)

Lafayette ne peut qu'être un homme pur, tel qu'il s'est toujours montré à nous et à toute la France, ou le plus infâme scélérat, l'homme auquel il serait impossible de trouver un nom assez affreux, il n'y a qu'un factieux qui puisse l'accuser d'être ce dernier homme.
Je défie qu'on m'ait jamais vu différent, dans mon païs et partout ou j'ai vécu, patriote comme on doit l'être, ami de l'ordre et l'ennemi de la licence, opposé à tout système qui seroit contre la constitution, je veux voir des preuves pour dire que Lafayette est coupable.
Source : Gallica

Amable-Gilbert Favier Deux Volontaires de 1791 : les frères Favier… (1909)

Le matin de l'entrée en garde et le matin de la sortie, à la découverte, nous mettions de part et d'autre nos troupes ou gardes en bataille dans les lieux propres, et les officiers de cavalerie et d'infanterie, se détachoient de leurs troupes, causoient ensemble une demi-heure, et buvoient souvent l'eau-de-vie, se saluoient et reprenoient le chemin de leurs postes, les officiers que j'ai vu, parlent
comme nous beaucoup de paix, la désirent et semblent s'y attendre.
Source : Gallica

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