Amédée Achard

Amédée Achard

Résumé

Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Montebello, Magenta, Marignan… (1859)

Les Génois et les Génoises, qui encombraient les abords du théâtre, se reculaient effarés devant la croupe et le poitrail des chevaux qui piaffaient. Ils n'avaient jamais vu tant de crinières un soir d'illuminations.
Aujourd'hui il pleut encore; la mer est grise, le ciel est gris, la ville est grise. On ne voit plus que des parapluies. S'il n'y avait pas des paniers d'oranges dans les rues, on se croirait à Cambrai ou au Havre.
Le ciel boude depuis que les Autrichiens sont en campagne.
Au moment de fermer ma lettre, j'apprends que
l'Empereur quitte Gênes demain matin.
Source : Gallica

Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Montebello, Magenta, Marignan… (1859)

Toute la maison militaire et la maison civile avaient quitté Novare, se dirigeant vers San Martino, par Trccate.
On n'avait pas fait une demi-lieue qu'on se trouvait en plein dans le mouvement de l'armée. On n'apercevait ni la queue ni la tête des convois. Par tous les chemins, par toutes les routes, sur la voie ravagée du chemin de fer, les batteries d'artillerie, les régiments de ligne, les fourgons de bagages se
prolongeaient à l'infini, accourant de tous les points de l'horizon.
Source : Gallica

Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Montebello, Magenta, Marignan… (1859)

Le pays qui sépare Verceil de Novare a le même caractère que le pays qu'on trouve entre Santnia et Verceil des rizières partout, inondées et d'un vert tendre, coupées de légères chaussées et de haies épaisses. Mais l'image de la guerre se fait voir à tous les pas. Les ponts sont rompus et forment avec leurs arches des barrages au milieu des rivières; les bivouacs ont rasé les champs de blé; des redoutes étendent leurs glacis aux détours du chemin; les fermes sont percées de meurtrières; des chevaux encore sellés sont étendus morts dans les fossés.
Source : Gallica

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