Résumé

Auguste Pawlowski La marine marchande et l'inscription maritime (1910)

La suppression de l'inscription maritime, selon les inscrits, aurait pour effet, également, de rendre difficile l'armement des bateaux, car « jamais nous
ne tolérerons que les étrangers nous prennent le pain à la bouche, devrions-nous faire la révolution.» La France ne fournirait pas assez de navigateurs. Elle diffère, en principe, de l'insulaire Angleterre; chez nous, on a l'appréhension de la mer, et si l'on va à elle, c'est « qu'on a sucé à la mamelle le lait du marin ». D'ailleurs, « la marine doit demeurer aux marins ». On ne saurait admettre sur un bateau des ouvriers terriens.
Source : Gallica

Auguste Pawlowski La marine marchande et l'inscription maritime (1910)

En vérité, si l'on fait du marin pêcheur, sur le sort duquel nous reviendrons, une catégorie spéciale de citoyens, rien ne s'oppose plus au maintien d'une institution surannée, et qui n'avantage, en fait, que les inscrits.
L'armement trouverait profit à cette suppression et notre marine marchande serait mise en état de lutter à armes égales avec la concurrence étrangère. Comme leurs rivaux, nos armateurs pourraient former leurs équipages à leur gré et bénéficieraient ainsi de la même liberté que tous les autres industriels du territoire.
Source : Gallica

Auguste Pawlowski La marine marchande et l'inscription maritime (1910)

Les pêcheurs sont donc unanimes à protester
contre la suppression de l'inscription, c'est-à-dire, dans leur pensée, de la Caisse des Invalides, et, dans l'idée de quelques-uns, du monopole de la pêche. Tous croient que la navigation littorale et côtière serait délaissée, le jour où la demi-solde aurait vécu.
Le contraire se produirait, paraît-il, sur les étangs littoraux de la Méditerranée. Là, l'administration ne peut réussir à empêcher la fraude. La nuit, les étangs sont envahis par les terriens, qui maraudent avec impunité. La pêche au petit filet est interdite toute l'année.
Source : Gallica

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