Résumé

H. de Somer Manuel administratif de l'officier de marine… (1853)

Or une autorité forte et respectée n'est pas moins nécessaire à bord, au point de vue du bien-être des hommes, qu'au point de vue de la sûreté du bâtiment ; un fait constant, en effet, c'est que plus un capitaine a su inspirer à son équipage le sentiment de son autorité, plus il peut sans danger augmenter la somme de liberté et de bien-être de chacun; tandis qu'au contraire, moins il a su prendre d'empire sur ses hommes, plus il est obligé de se montrer avare envers eux, de faveurs et de complaisances de toutes sortes.
Du crime de piraterie. — Compétence du tribunal maritime à cet égard.
Source : Gallica

H. de Somer Manuel administratif de l'officier de marine… (1853)

Remarquons-le bien, en effet, ce qui importe à bord d'un navire, c'est moins le
châtiment en lui-même, que l'impression salutaire qu'il doit produire sur l'équipage : il faut, avant tout, frapper les yeux par l'appareil imposant de la justice, les esprits par l'exécution publique et immédiate de ses arrêts ; car infliger à un homme une pénalité quelconque, uniquement pour la souffrance ou physique ou morale qu'elle entraîne avec elle , c'est perdre de vue le but le plus essentiel peut-être que la justice doive se proposer.
Source : Gallica

H. de Somer Manuel administratif de l'officier de marine… (1853)

Nous croyons donc fermement que notre inscription maritime, ce régime exceptionnel qui pèse d'une manière si lourde sur la population de notre littoral, peut sans danger faire place à une organisation plus libérale. Nous disons mieux : c'est que toute mesure qui tendrait à alléger les charges des marins inscrits, en faisant entrer en plus forte proportion les hommes du recrutement dans la composition de nos équipages, aurait sur l'avenir de notre marine la plus salutaire influence.
Source : Gallica

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