Félix-Auguste-Alexandre-Henri Gentil

Résumé

Félix-Auguste-Alexandre-Henri Gentil L'Épaule ballante (1904)

Le moignon de l’épaule se soulève, durcit et devient globuleux. Cela constitue le premier temps de l’exécution du mouvement. Alors seulement peut s’exécuter le mouvement
véritablement volontaire, intentionnel, flexion, extension du bras, surtout certains mouvements de l’avant bras. L’explication de ce phénomène est simple, soit qu’il y ait une perte de substance par le fait de l’ablation de l’omoplate, soit que cette perte de substance intéresse l’humérus ; il existe, entre les deux segments osseux de l’articulation, un vide.
Source : Gallica

Félix-Auguste-Alexandre-Henri Gentil L'Épaule ballante (1904)

La perte de substance considérable qui sépare les deux segments articulaires ne permet plus aux muscles de l’épaule de fournir par leur contraction un point fixe à l’humérus. Le bras est alors inerte, pendant le long du corps, mobile dans tous les sens. Les mouvements de flexion de l’avant-bras sur le bras sont très gênés ; on sait qu’ils dépendent du biceps, du brachial antérieur, du long supinateur; or, les muscles ne peuvent se contracter d’une façon efficace que si l’extrémité supérieure de l’humérus est fixée.
Source : Gallica

Félix-Auguste-Alexandre-Henri Gentil L'Épaule ballante (1904)

Si l’anesthésie est totale on pourra penser à une paralysie du circonflexe, puisque le circonflexe par son rameau cutané donne la sensibilité à la partie postérieure du moignon de l’épaule. L’exploration électrique et la réaction de dégénérescence pourraient peut-être fournir quelques indications, mais ce sont surtout les résultats du traitement qui permettront d'affirmer si l’atrophie musculaire est d’origine réflexe ou paralytique : par le massage, l’électricité, la mobilisation, l’atrophie réflexe diminuera, les muscles reprendront de la force et l’épaule pourra redevenir active.
Source : Gallica

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