Résumé

Georges Peaudecerf De la Protection des tiers dans les transmissions entre-vifs… (1890)

La publicité organisée par la loi de messidor paraît avoir pour but de protéger les créanciers hypothécaires et l'acquéreur, elle ne s'occupe pas du tiers acquéreur de l'immeuble, ni du conflit qui peut intervenir entre deux acquéreurs successifs.
La préoccupation dominante des législateurs de l'an III fut de réagir contre l'ancien régime des biens, de détruire l'idée féodale qui considérait la terre comme la base de toute richesse et de toute puissance, en un mot de mettre la richesse mobilière au rang de la richesse immobilière. Ils créèrent, pour y arriver, l'hypothèque sur soi-même.
Source : Gallica

Georges Peaudecerf De la Protection des tiers dans les transmissions entre-vifs… (1890)

Celui qui possède un héritage sans s'être fait réaliser n'est pas propriétaire, s'il aliène, il ne fait qu'une cession de créance et n'a plus de droit sur l'immeuble, il ne peut valablement consentir aucune charge. Mais comment l'acquéreur d'une créance non réalisée peut-il devenir propriétaire, de qui tiendra-t-il son droit de propriété ?
Il ne le tiendra certainement pas de son vendeur, qui n'a jamais été que créancier et non propriétaire.
Source : Gallica

Georges Peaudecerf De la Protection des tiers dans les transmissions entre-vifs… (1890)

Après la donation, le Patrimoine du donateur sera diminué, son crédit sera affaibli d'autant; de plus, il importe au plus haut point a tous que la propriété de chacun soit bien déterminée, afin que les tiers ne contractent pas avec une personne Qu'ils croient propriétaire et qui ne l'est pas.
Au dernier état du droit, la donation peut se faire par simple pacte, elle échappe au formalisme, la tradition réelle n'est plus exigée, le donateur peut rester possesseur du bien donné, seule l'insinuation révélait aux tiers ta mutation.
Source : Gallica

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