O. de La Bourdonnaye

Résumé

O. de La Bourdonnaye Le Moral algérien dans le bled oranais (1908)

L'officier lui aussi, livré à lui-même, développé son initiative, son aptitude au commandement. Il exerce sa patience et sa réflexion, son amour des responsabilités. Il acquiert le dédain du « qu'en dira-t-on » ; est-ce un mal lorsqu'il s'agit de réaliser le bien, le beau et le juste? Le rapprochement du soldat et du chef est plus caractérisé qu'en France, où le troupier se trouve moins isolé. La cohésion morale, l'esprit de corps unissent les coeurs.
Source : Gallica

O. de La Bourdonnaye Le Moral algérien dans le bled oranais (1908)

Le civil algérien est de diverses sortes: colon proprement dit, négociant, industriel, fonctionnaire. Possède-t-il une mentalité spéciale? Retrouvons-nous chez lui l'esprit de nos paysans français, l'activité de nos commerçants et de nos gens d'affaires; avonsnous dans les fonctionnaires algériens des hommes éclairés sur leurs devoirs et capables dans leurs emplois?
Le colon proprement dit est gros cultivateur ou petit fermier. Le premier, souvent peu aimé des indigènes à son service, est parfois détesté de ceux qu'il n'emploie pas et qui sont ses voisins.
Source : Gallica

O. de La Bourdonnaye Le Moral algérien dans le bled oranais (1908)

Notre présence a ramené, dans ces régions sans cesse troublées par les Touaregs et les tribus du SudMarocain, la paix et le calme, et nous avons favorisé les échanges entre les hauts-plateaux et les oasis en donnant plus de sécurité aux caravanes. Leur aspect abandonné et le manque presque absolu de cultures rendent la vie triste et morne, si le moral n'est pas stimulé par une espérance ou bien occupé par un but.
Source : Gallica

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