Résumé

Pierre Harel L'Angleterre et la loi civile française à l'Ile Maurice… (1899)

Les événements dont l'île de France a été le théâtre, depuis qu'elle est devenue l'île Maurice, donnent à la politique de conquête et d'annexion une leçon d'une haute portée morale. Il s'en dégage cet enseignement réconfortant, qu'une langue ne saurait jamais s'imposer à un peuple, si faible et si isolé qu'il soit, par un ordre royal ou même impérial ; qu'on ne fonde rien de durable sur la mauvaise foi et l'injustice, et que, dans l'évolution des choses humaines,, par une loi fatale et inéluctable, le Droit finit toujours par triompher de la Force.
Source : Gallica

Pierre Harel L'Angleterre et la loi civile française à l'Ile Maurice… (1899)

Quoi qu'il en soit, de même que l'immigration indienne, succédant à l'esclavage, est un point lumineux dans l'histoire de l'île Maurice, de même la création de sociétés anonymes, pour exploiter les propriétés sucrières, c'est-à-dire la réunion d'énormes capitaux, et la mobilisation de la propriété immobilière, laissera sa marque, et constituera une date dans la vie industrielle de cette colonie.
Le propriétaire sucrier est à la fois cultivateur et industriel; il plante la canne et la transforme en sucre dans son usine.
Source : Gallica

Pierre Harel L'Angleterre et la loi civile française à l'Ile Maurice… (1899)

En dépitde ces 88 années d'annexion, l'île Maurice garde et conserve, tout comme du temps où elle était l'île de France, la langue, la religion, les mœurs, les coutumes, les lois, les traditions et aussi le culte de son ancienne mère-patrie. L'anglais y est la langue officielle, celle qu'impose l'Angleterre, qu'on n'apprend, et dont on ne se sert que contraint et forcé ; la langue usuelle et courante, celle que parle tout le monde, sans en excepter les fonctionnaires, petits ou grands, qu'y expédie la métropole, est le français.
Source : Gallica

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