Stella Blandy

Stella Blandy

Rouzétou (1887)

Résumé

Portrait de Stella Blandy Stella Blandy,  Rouzétou (1887)

“ En entrant dans la cour du moulin, Rose aspira avec délices cette bonne odeur de farine qu'elle n'avait pas sentie depuis longtemps et, apercevant maître Brunet qu'un garçon dételait d'un char de sacs de blé, elle frappa légèrement de la main le flanc luisant du cheval.
« Tu ne t'es pas sauvé aujourd'hui? lui dit-elle.
— Ah ! mademoiselle, dit le garçon meunier, Brunet est un sournois dont on n'est sûr que lorsqu'on le tient bien. Dès qu'on ne le serre pas de près, il vous échappe. C'est ce que je disais à l'instant à M. Doulis.
— Papa Jacques est ici ? » s'écria Rose.
”
Source : Gallica

Portrait de Stella Blandy Stella Blandy,  Rouzétou (1887)

“ Si nous laissons à Augustin seul la décision au sujet de Rose, c'est cette petite fille qui fera en dernier ressort ce qu'elle voudra, parce que c'est elle seule qu'il consultera. Soit par désir de voir Paris, soit par désir de rester ici, elle lui dira un de ces mots d'enfant, auxquels il ne faut pas ajouter d'autre importance que celle d'un voeu irraisonné, et c'est ce mot-là qui fera loi pour son tuteur. Ce n'est pas ainsi qu'on doit prendre une résolution d'où dépend tout l'avenir d'une jeune fille. ”
Source : Gallica

Portrait de Stella Blandy Stella Blandy,  Rouzétou (1887)

“ Décidément, c'était M. Edward Pershale qui avait mis le soleil dans sa poche. Les horizons fuyants de chaque côté de la portière du wagon n'étaient plus riants et lumineux comme ceux du comté de Kent ; des lignes confuses et brouillées s'estompaient vaguement à travers les zébrures obliques de là pluie d'orage qui avait forcé les voyageuses du compartiment des dames à relever les vitres.
Les compagnes de Rose ne revenaient pas de France et ne présentaient plus, dans leurs toilettes ni dans leur maintien, ces allures cosmopolites où chacun retrouve une trace de sa propre nationalité.
”
Source : Gallica

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