“ Grimsthorf, en Lincolnshire, avec sa longue façade coupée de hautes tourelles en pal, ses parcs, ses étangs, ses faisanderies, ses bergeries, ses boulingrins, ses quinconces, ses mails, ses futaies, ses parterres brodés, quadrillés et losangés de fleurs, qui ressemblent à de grands tapis, ses prairies de course, et la majesté du cercle où les carrosses tournent avant d’entrer au château, appartient à Robert, comte Lindsay, lord héréditaire de la forêt de Walham. ”
Lincolnshire
Définition et enjeux
Citations sur “Lincolnshire”
Edward Bulwer-Lytton,
Le dernier des barons. T. 3
(1844)
“ Retournons au palais, et faites en sorte, si la chose est possible, de voir le Roi avant son coucher; dites-lui que le soulèvement du Lincolnshire est quelque chose de plus qu'une émeute ; que c'est le premier éclat d'une révolution ! que je tiens conseil cette nuit, chez moi, et que chaque comté, avant le lever du soleil, aura son chef désigné. J'irai trouver le Roi, demain matin. Ecoutez encore, — cherchez à voir ma fille Anne; demain elle quitte la cour. J'irai la prendre; qu'elle fasse ses préparatifs ; elle et la Comtesse se rendront à Calais ”
Paul Leroy-Beaulieu,
Les Bandes agricoles en Angleterre…
“ Dans un district entier du Lincolnshire, le South-Fen district, on ne rencontre que des fermes à blé de deux ou trois cents acres, habitées par les fermiers et par un très petit nombre d’ouvriers agricoles occupés d’une manière permanente. ”
Charles Barrois,
Recherches sur le terrain crétacé supérieur de l'Angleterre et de l'Irlande
(1876)
“ Craie de Wells. Craie de Norwich. La craie rouge de Hunstanton (z. à Am. inflatus) se suit donc d'une manière continue au N. dans le Lincolnshire ; elle augmente graduellement d'épaisseur (Judd) . Il en est de même du Sponge bed (chloritic marl) ; la zone à Pecten asper est absente. L'arenaceous chalk correspond à D de ma coupe d'Hunstanton, partie inférieure de la craie feuilletée (zone à H. subglobosus) . La craie blanche (a) du n° 4, correspond je crois à la partie supérieure de la zone à Holaster subglobosus, et à la marne grise d'Hunstanton à Belemnites plenus. ”
Charles Barrois,
Recherches sur le terrain crétacé supérieur de l'Angleterre et de l'Irlande
(1876)
“ La zone à Holaster planus se fait remarquer au contraire par sa grande puissance ; je n'ai pas pu bien étudier les zones à Micraster cortestudinarium et Micraster coranguinum, elles sont peu développées. La craie à Marsupites, ou craie sans silex, a presque la même épaisseur à elle seule que toutes les zones précédentes réunies ; elle est riche en fossiles, et très-belle par conséquent dans le Yorkshire. La craie à Belemnitella mucronala enfin, fait défaut dans le Yorkshire ; elle manque aussi dans le Lincolnshire d'après M. Judd. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ LINCEI (Académie des) . V. CÉSI. LINCOLN, Lindum Colonia, v. d'Angleterre,ch.-l. du comté de Lincoln, à 190 kil. N. O. de Londres, sur la Witham; 17 536 hab. Évêché anglican. Belle cathédrale gothique. Peu de manufactures, brasseries. Commerce. Jadis plus importante qu'aujourd'hui. Ruines et monuments d'architecture saxonne et normande. — Le comté de Lincoln, entre ceux d'York au N., de Rutland, de Northampton, de Cambridge au S., et la mer du Nord à l'E., a 130 kil. sur 60, et compte 410 000 hab. Côte plate, peu favorable à la navigation. Sol varié, fertile en général. ”
Léon Faucher,
Revue des Deux Mondes
“ Le Lancashire et généralement les comtés manufacturiers ont donc ouvert une issue, un refuge à la surabondance de la population. Au lieu de se répandre au dehors, comme dans le XVIe et le XVIIe siècle, les habitans de la Grande-Bretagne ont fondé ainsi à l’intérieur ces magnifiques colonies de la laine et du coton, où tant de bras oisifs ont trouvé du travail, et tant de capitaux de l’emploi. Le Lancashire a été véritablement, comme le disait récemment le Times, la maison de charité ou plutôt la maison de travail, le world-house de l’Angleterre, dans le sens littéral de ce mot. ”
Léonce de Lavergne,
Dictionnaire encyclopédique usuel…
(1858)
“ LINCOLN, comté d'Angleterre entre ceux de Rutland, d'Yorck, de Nottingham , de Leicester et la mer d'Allemagne. Sa superficie est de 890,000 hectares, et sa population de 260,000 âmes. Il est divisé en trois parties, le Lindsey au N., le Kesteten à PO. et l'Holland à PE. Ce comté produit des chevaux excellents, du gibier et du blé en abondance. Sa capitale est Lincoln sur la Witham, à 45 lieues de Londres. Elle envoie deux députés au parlement.— Lincoln est le nom, 1° d'un comté du Tennessee (population; 6,105 âmes; chef-lieu, Fayelleville) ”
Auguste Laugel,
Le Président Lincoln
“ Dans le flux des opinions, des passions, des projets contraires, il n’aperçut qu’un point immobile, et il s’y fixa. Tout devait changer, mais une chose devait rester debout, l’Union. La grande sagacité de M. Lincoln pénétra vite ce qu’il y avait dans les sentimens du peuple américain de faux, d’artificiel, de périssable, et ce qu’il y avait de stable et de fondamental. Les yeux n’aperçoivent pas la racine tenace qui sous le sol fait presque partie du rocher : ils ne contemplent que les branches, les feuilles, les fleurs avec lesquelles jouent l’air et le soleil ”
James Edwin Thorold Rogers,
Interprétation économique de l'histoire…
(1892)
“ Passons à l'assessement de 400.000 L de 1641 sur les comtés et les villes d'Angleterre et les comtés du pays de Galles. On y remarque des renversements imprévus dans l'ordre de taxation des comtés : ceux de Norfolk, de Kent, de Suffolk, d'Essex et de Surrey figurent en tête, tandis que le Rutland, North Hauts et Leicester se trouvent refoulés. Les comtés absoluments pauvres restent les derniers, mais le Lancashire passe de la trente-neuvième à la trente-cinquième place. ”
“ C’est donc moi, leur dit-il, qui vous ouvrirai mon cœur là-dessus. J’ai passé tour à tour par le régime d’Oxford, par celui de l’école de la chancellerie, puis par Lincolns’ Inn, puis par la cour du roi, depuis la condition la plus humble jusqu’aux plus hautes dignités de l’état. De tout cela, il ne m’est resté guère plus de cent livres sterling de revenu annuel. Si donc nous voulons rester ensemble, il faut que chacun y mette un peu du sien. Mais voici mon conseil : ne nous laissons pas tomber tout d’abord au régime d’Oxford, ni à celui de l’école de la chancellerie. ”
Léon Faucher,
Revue des Deux Mondes
“ La partie occidentale du comté d’York continue le Lancashire ; elle offre, bien que sur une moindre échelle, les mêmes avantages à l’industrie. Les gîtes houillers, les cours d’eau, les moyens de communication, les capitaux, rien n’y manque de ce qui constitue les élémens essentiels du travail ; ces élémens sont mis en œuvre par une population nombreuse et active : en 1841, le West-Riding comptait 1,154,101 habitans Voici les termes numériques de la comparaison entre le Lancashire et le West-Riding du Yorkshire, tels qu’ils résultent du recensement de 1841 : ¬¬¬ . ”
Léonce de Lavergne,
Revue des Deux Mondes
“ De même que la grande propriété, la grande culture fleurit dans le Lincoln; on y trouve des fermes de 400, 500 et même 1,000 hectares. De pareilles fermes ont de 100 à 200 hectares de turneps, autant d’orge ou d’avoine, autant de trèfle, autant de froment; c’est un spectacle magnifique. Les bâtimens aratoires sont en excellent état, les fermiers, presque tous riches, vivent libéralement. La plupart ont de belles maisons, de nombreux domestiques, des équipages de chasse, de superbes chevaux de main. C’est, comme le Norfolk, le beau idéal de la grande propriété et de la grande culture. ”
Eugène Caustier, Les entrailles de la terre (3e édition… (1904)
“ Au contraire, une vie d'une intensité extraordinaire anime les villes du Lancashire, du Staffordshire, du Pays de Galles, que la houille a rendues industrielles et commerçantes. Sheffield, Leeds, nirmingham, Manchester, Liverpool, modestes bourgades il y a deux siècles, comptent leur population par centaines de milliers d'habitants. Le Lancashire, autrefois presque désert, renferme une population moyenne de 790 habitants par kilomètre carré, c'est-à-dire l'une des plus denses du monde entier ! ”
Ernst Pitawall, Les épouses infortunées de Henri VIII, roi d'Angleterre… (1878)
“ Lord Lincoln ferma la porte. — Maître Smith, dit-il, vous êtes le bourreau de Londres; vous savez bien des choses que d'autres ignorent. Est-il vrai qu'avant sa mort, Cromwell fit l'horrible prédiction que Lord Surrey a répété dans ses chants? — Oui, Mylord, répondit le bourreau, croyant que le ministre avait des remords, j'ai entendu ces paroles sortir de sa bouche : « Dites au roi. » — Silence! interrompit Lincoln, tu commets un crime de haute trahison en les redisant; ces paroles n'étaient que pour le prince; ainsi si les autres en savent quelque chosa, c'est toi qui les a répandues. ”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ Ah ! vous ne les connaissez pas ! — Que peuvent-ils faire, après tout, mon pauvre garçon ? dit Lionel, oubliant un instant que l’être auquel il parlait n’avait pas la faculté du raisonnement ; la puissance de l’Angleterre est trop grande pour que ces colonies éparses et sans moyens de défense puissent entrer en lutte avec elle ; la prudence devrait leur conseiller de renoncer à tout projet de résistance pendant qu’il en est temps encore. — Le roi pense-t-il qu’il y ait plus de prudence à Londres que dans Boston ? reprit l’idiot ”
Richard Cortambert,
Géographie commerciale et industrielle des cinq parties du monde…
(1869)
“ Les comtés qui s'adonnent le plus à l'agriculture sont Lincoln, Essex, Kent, Sussex, Southampton, Bedford, Hereford, Buckingham, Oxford, Middlesex, Sussex. Les comtés manufacturiers et miniers sont Northumberland, York, Norfolk, Suffolk, Cornouaille, Chester, Lancastre, Westmoreland, Cumberland, Warwick, Stafford, Derby, Leicester. Le pays de Galles, peu peuplé (1 100 000 hab.) , mais très-riche en mines de houille, se divise en Galles du nord et Galles du sud ; cette dernière est la plus industrielle , et là le comté le plus manufacturier est celui de Glamprgan. ”
Henri Wallon, Richard II, épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre… (1864)
“ La grande salle de Westminster était pompeusement parée, le trône recouvert de drap d'or. Tous les lords spirituels et temporels vinrent se ranger à droite et à gauche selon leur titre : d'un côté les prélats, de l'autre les seigneurs, Lancastre en tête ; puis York, et Aumarle (Rutland) , fils d'York ; Surrey et Exeter, le neveu et le frère de Richard par sa mère; le marquis de Dorset (J. de Beaufort) ; et après lui les comtes dans leur ordre : Arundel, Norfolk, Pembroke, Salisbury (le fidèle ami de Richard!) et Devonshire. ”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ Comme tout le monde savait que le major Lincoln était né à Boston, le commandant en chef, par suite de l’indulgence et de la bonté qui lui étaient naturelles, lui avait permis de différer d’entrer en fonctions, afin qu’il pût se livrer librement aux sentiments de la nature. On disait généralement que le major Lincoln, quoiqu’il fût décidé à partager le sort de l’armée en Amérique, si la triste alternative d’un appel aux armes devenait nécessaire, avait reçu la permission de s’amuser deux mois, comme il le jugerait à propos, à dater du jour de son arrivée. ”
Charles-Victor Langlois,
Histoire du Moyen Âge
“ Il n’y a rien ici qui rappelle notre tiers état purement bourgeois, classe isolée, fermée sur elle-même, étrangère à la population rurale, dont elle ne fait que recueillir les fugitifs, à la fois haineuse et humble à l’égard de la noblesse provinciale qui l’entoure. Tout au contraire, les habitants de la plupart des villes anglaises se trouvaient unis et mêlés en mille occasions à toutes les autres classes d’habitants de leur comté ; une longue période de vie communale les avait préparés à s’entendre et à se confondre avec les chevaliers et les propriétaires libres leurs voisins. ”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ De tous les principaux acteurs de notre histoire aucun ne vit aujourd’hui. Les roses de Cécile et d’Agnès ont même cessé de fleurir, et ont été cueillies dans la paix et l’innocence par la mort qui les a réunies dans la nuit du tombeau à ceux qui les y avaient précédées. Les faits historiques que nous avons rapportés commencent à s’obscurcir dans le lointain du temps ; et il est plus que probable que le pair d’Angleterre qui jouit maintenant des honneurs de la maison de Lincoln n’a jamais connu l’histoire de sa famille, tandis qu’elle habitait une province éloignée de l’empire britannique. ”
Various, L'Illustration, No. 0030, 23 Septembre 1843
“ Lincoln et Simon sont deux profonds politiques, deux fortes têtes, qui ont imaginé d'organiser une insurrection au profit du jeune prince, ou plutôt à leur profit, et de le substituer à Henri VII, lequel fait évidemment le malheur de l'Angleterre.--Car enfin, dit Lincoln, je devrais être premier ministre.--Et moi, ajoute Richard, archevêque de Cantorbery.--On ne peut nier que ce ne soient là des raisons.Mais, ô désappointement! le major arrive tout seul. Le comte de Warwick est mort de plaisir dès qu'il s'est vu libre. Que faire? Les trois conspirateurs sont trop avancés pour reculer ”
Léonce de Lavergne,
Revue des Deux Mondes
“ Le comté de Norfolk a été le véritable théâtre des succès de l’école d’Arthur Young. Le nord et l’ouest de ce comté forment une immense plaine sablonneuse de 300,000 hectares, où rien ne fait obstacle à la grande propriété et à la grande culture, où tout favorise le travail des chevaux, la culture des racines, l’emploi des machines, en un mot l’assolement quadriennal. ”
Charles-Victor Langlois,
Histoire du Moyen Âge
“ C’est la justice ambulante, organe de la royauté, qui a provoqué ce mouvement ascendant et cette rentrée en scène. C’est cet instrument apparent de centralisation qui a préparé la classe moyenne rurale à son futur rôle politique. Déjà les premiers rois normands avaient remis en mouvement une vieille institution anglo-saxonne : la Cour de comté. Cette Cour où étaient tenus de se réunir les prélats, comtes, barons, propriétaires libres, et en outre le maire et quatre habitants de chaque village, avait cette physionomie démocratique que présentent beaucoup d’institutions du moyen âge. ”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ Alors elle lui dit, avec un air de triomphe, accompagné d’un sourire malin : — Votre marche a attiré un grand concours de monde, Lionel Lincoln ; d’une fenêtre du dernier étage de cette maison, j’ai vu une partie des honneurs que les bons habitants de Massachusetts ont rendus à ceux qui venaient les visiter. — En vérité, miss Àgnès, sans les conséquences terribles qui doivent s’ensuivre, je me réjouirais, comme vous, des événements de cette journée ; car un peuple n’est jamais certain de ses droits, jusqu’à ce qu’ils soient respectés. ”
James Fenimore Cooper,
Lionel Lincoln
“ Au grand étonnement de tous ceux qui connaissaient la fortune brillante de sir Lionel Lincoln, on le vit se mettre à la tête des entreprises les plus périlleuses de cette guerre meurtrière, avec une témérité qui paraissait chercher plutôt la mort que l’honneur. Comme son père, il avait embrassé la carrière des armes ; mais tandis que le régiment dont il était lieutenant-colonel servait dans la partie la plus orientale des colonies, Lionel, avide de dangers, courait toujours où il pouvait exposer sa vie, et souvent il prodigua son sang dans l’ouest, où la guerre éclatait dans toute sa fureur. ”
Charles-Victor Langlois,
Histoire du Moyen Âge
“ En somme, dès le XIIIe siècle, les chevaliers, agrarii milites, paraissent avoir pris en grande majorité les goûts et les mœurs d’une simple classe de propriétaires ruraux. Pour connaître tous les éléments du Parlement futur, il reste à considérer les villes. Le développement des agglomérations urbaines a présenté en Angleterre des caractères exceptionnels. Premièrement la formation de grands centres paraît avoir été beaucoup plus tardive qu’en France. ”
Charles-Victor Langlois,
Histoire du Moyen Âge
“ La grande majorité des villes avait le caractère de bourgs ruraux; leur population était identique, pour les occupations et les mœurs, avec celle du reste du comté. Les grandes villes, dépendant presque toutes directement du roi, avaient été exemptes de ces luttes entre le comte, l'évêque et les bourgeois, qui remplissent l'histoire de nos communes. Elles avaient reçu sans opposition leurs chartes de royauté. Aucun grief ne les indisposait ou ne les prévenait contre les barons et les chevaliers de leur voisinage; elles se confiaient à eux sans inquiétude et sans répugnance. ”
