Règle de saint François

Définition et enjeux

François-Émile Chavin de Malan Histoire de saint François d'Assise… (1841)

Et si quelqu'un d'eux tombe malade, il faut que les autres le servent comme ils voudraient eux-mêmes qu'on les servît1. » Enfin, il termine par ces belles paroles : « Toujours soumis à la sainte Église romaine, et abaissés à ses pieds, toujours inébranlables dans la foi catholique, pratiquons la pauvreté et l'humilité, et observons le saint Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ comme nous l'avons fermement promis 2. » Telle est la règle de saint François dans toute sa simplicité et sans glose aucune.
Source : Gallica

Portrait de Émile Gebhart Émile Gebhart Revue des Deux Mondes

Il est si facile de s’entendre sur les parties surnaturelles de la légende, étroitement unies à la réalité historique de saint François et de son temps ! C’est en son cœur qu’était le merveilleux. S’il n’a point conversé avec les anges dans les solitudes de l’Alvernia ; s’il n’a point été appelé véritablement par la voix de Jésus, lui apportant la règle de l’ordre nouveau, il a certes retrouvé la tendresse du christianisme primitif, il a rendu à l’Italie la foi joyeuse, il a rapproché l’église et l’Occident latin du Père céleste.
Source : Wikisource

François-Émile Chavin de Malan Histoire de saint François d'Assise… (1841)

Pourquoi, au milieu d'un si grand nombre d'ordres monastiques , Saint François est-il venu établir une règle nouvelle, comme si les autres n'étaient pas suffisantes?—Dans son ardent amour pour Dieu, il fut enflammé d'un triple désir : être parfait imitateur de Jésus-Christ, s'unir à Dieu dans une contemplation continuelle, gagner au ciel un grand nombre d'âmés : c'est pour réaliser ce désir qu'il a établi un Ordre où la vie contemplative est unie à la vie active, car l'exercice fidèle des bonnes œuvres pacifie la conscience, et l'enivrant,
la tient élevée aux choses d'en haut.
Source : Gallica

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