Joseph Marmette,
L’intendant Bigot
“ Il ne faudrait pas se méprendre sur les véritables sentiments de Sournois. Il n’était pas d’une nature assez délicate pour que la seule injure qu’il eût reçue de son maître le poussât à vouloir s’en venger en volant l’intendant. Le soufflet n’était qu’un prétexte et le vol avait été rêvé longtemps avant le coup reçu. Entouré de gens qui n’étaient guère de meilleure extraction que lui, et qui faisaient rapidement d’immenses fortunes, Sournois avait conscience de ses petits talents et s’était senti pris de la fièvre contagieuse du gain. Lui aussi voulait devenir riche. ”
