Tiziano

Définition et enjeux

Emmanuel Denoy Mademoiselle Clarens (1880)

Pontier – Moussereux, jeune homme d'une soixantaine d'années, aux cheveux filasse, tout frisés et merveilleusement conservés, aux yeux de faïence bleu pâle, avait fait depuis peu la connaissance de Tiziano chez Fernande Lestaque, la jolie provençale du boulevard Haussmann. Quelques billets de mille francs perdus par le Florentin lui avaient concilié en cinq minutes les bonnes grâces du vieux conquérant, si bien que, depuis certaine passe, Tiziano avait toujours été traité par lui avec cette familiarité particulière qui est la seule amitié des joueurs.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Les Grands peintres, par Alfred Des Essarts… (1862)

Seul, il.restait debout comme un grand chêne oublié par le temps, lorsque la peste vint, en 1576, désoler de nouveau la ville de Venise. Tiziano continuait cependant de tenir le pinceau de sa main débile. Mais dans l'année qui lui manquait pour accomplir un siècle, celui que nous appelons le Titien tomba enfin en murmurant : « Je meurs comme Giorgione ; mais l'art ne périra point. Je laisse à Venise Paul Véronèse et Tintoret!»
Source : Gallica

Emmanuel Denoy Mademoiselle Clarens (1880)

La voix de Luc avait pris peu à peu une intonation plus grave.
– Es-tu fou ? s'écria vivement Tiziano, et me crois-tu capable...
– Mon cher Tiziano, je te crois capable de tout ce qui est honnête, loyal et droit. Je sais que si tu as parfois les petits défauts d'un grand enfant, tu en as surtout les meilleures qualités : la franchise dans ta conduite et la sincérité dans tes amitiés. Et c'est pour cela que je te livre Edmée sans hésitation, bien sûr que tu n'emploieras jamais à la vaincre que les armes courtoises d'un galant homme.
Source : Gallica

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