Abstinence alimentaire

Définition et enjeux

César Gardeton De l'abstinence des alimens, ou Du jeûne… (1821)

Quant aux hommes qui font usage des viandes, l'abstinence de cette nourriture leur est d'autant plus nécessaire qu'ils en prennent davantage, et qu'ils sont plus éloignés de la loi naturelle. Presque toujours surchargés de substance alimentaire, les organes souf- frent, n'agissent qu'avec peine, et sont sujets à des lésions fréquentes. Si la privation ne les délivre de ce fardeau , la vie succombe avant le temps.
Par la même raison , les personnes qui mangent avec excès et qui font peu d'exercice, ont plus besoin d'abstinence que les autres: malheureusement elles la supportent moins bien.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Hygiène alimentaire des malades… (1867)

L'abstinence complète, ou du moins simplement mitigée par des boissons douées de propriétés tempérantes ou légèrement nutritives, est de règle pendant toute la durée du mouvement fébrile ; mais une fois la fièvre tombée, maintenir le malade à un régime trop ténu ou lui ménager la transition hiérarchique des aliments avec une lenteur intempestive, c'est ouvrir la porte à des accidents nerveux dont on a quelquefois une certaine peine à se rendre maître.
Source : Gallica

César Gardeton De l'abstinence des alimens, ou Du jeûne… (1821)

Il leur faut donc aussi des privations pour rétablir l'harmonie vitale et les fonctions de l'estomac.
L'abstinence est plus indiquée dans les températures humides ou variables , que dans les temps secs et fixes.
Lorsque les ardeurs de l'eté débilitent le corps , il est bon de s'abstenir des alimens très-nutritifs que l'on digérerait en hiver. On est en effet naturellement porté à l'usage des fruits aqueux , acidules, sucrés; des végétaux frais , qui contiennent peu de substance alimentaire et qui rafraîchissent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature